Affaire Epstein : Keir Starmer ne cesse pas de recevoir des appels à la démission.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer est sous pression mais reste en poste malgré des appels à la démission et des accusations de mensonge au Parlement concernant la nomination de Peter Mandelson. Les élections locales, prévues début mai, s’annoncent difficiles pour lui près de deux ans après son arrivée au pouvoir.
Combien de temps va-t-il pouvoir rester en fonction ? Sous la pression de ses opposants, le Premier ministre britannique Keir Starmer est confronté à de nombreuses demandes de démission, mais il demeure en poste. Il est accusé d’avoir menti au Parlement concernant la nomination de l’ancien ambassadeur aux États-Unis, Peter Mandelson, qui entretenait des liens étroits avec le criminel Jeffrey Epstein.
Jeudi, le journal *The Guardian* a révélé que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025, et ce, malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Les connexions avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, décédé en 2019, étaient bien connues.
Pour tenter de contenir la controverse, le leader travailliste a renvoyé Olly Robbins, le négociateur du Brexit, qui dirigeait les services diplomatiques du Foreign Office. Un porte-parole de Keir Starmer a affirmé que ni le Premier ministre ni aucun membre de son gouvernement « n’étaient au courant » de l’octroi d’une habilitation de sécurité. En février, Starmer avait présenté des excuses publiques, et son chef de cabinet ainsi que son directeur de la communication avaient également démissionné. Le Premier ministre, cependant, reste en fonction.
### Des élections qui s’annoncent difficiles
Les appels à la démission du chef du gouvernement se multiplient au sein de l’opposition. La cheffe du parti conservateur, Kemi Badenoch, a dénoncé la « malhonnêteté délibérée » du Premier ministre, déclarant que « c’est le moment pour lui de démissionner ». De son côté, le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a affirmé que « si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir ».
Tenir sciemment des propos trompeurs devant les députés est une infraction grave dans la démocratie parlementaire britannique. Keir Starmer a toujours affirmé ne pas être au courant de l’intensité des relations entre l’ancien ministre et le financier américain, mort en prison en 2019. À moins de deux ans de son arrivée au pouvoir avec une large majorité, il se prépare à affronter des élections locales début mai, lesquelles s’annoncent délicates.

