
Visite du chantier d’un réseau 5G+ indoor demandé par nos abonnés chez Free
Nous avons visité avec les équipes de Free les coulisses de l’Olympia, actuellement en travaux cet été. La célèbre salle de spectacle parisienne se refait une beauté, avec notamment une nouvelle infrastructure 5G+ installée par l’opérateur de Xavier Niel.
Un réseau mobile accessible partout, mais vraiment partout. Le défi est de taille, même dans un pays où entre 70 et 80 % de la population est couverte en 5G. Parmi les zones blanches notables ou au réseau ultra-saturé, on trouve les grands axes de transport, les cinémas, les centres commerciaux, le métro ou encore… l’Olympia.
Au cœur des chantiers estivaux, la salle de spectacle située à la croisée des 2e et 9e arrondissements parisiens nous a ouvert ses coulisses pour nous présenter ses nouvelles installations 5G+. À l’instar de celles du Palais des Congrès de Cannes présentées l’année dernière, c’est l’opérateur Free qui en est à l’origine.
L’objectif est de remplacer l’ancienne infrastructure réseau vétuste par un réseau 5G+ indoor, afin de rendre les services de Free disponibles partout dans cette salle même où Xavier Niel se produisait lors de son tout premier stand-up deux ans auparavant.
Construite à la fin du XIXe siècle et actuellement propriété du groupe Canal+, l’Olympia a connu plusieurs périodes de rénovation tout en préservant la façade d’origine, l’emblématique hall rouge et le plafond bleu nuit de la salle. De plus, l’Olympia est classé au patrimoine culturel depuis 1993. L’installation d’une infrastructure 5G+ indoor doit donc faire face à certaines contraintes.
À une époque où nos usages en ligne se modernisent (partage de photos et de vidéos, publications de stories, streaming en direct…), le réseau doit évoluer et l’ancienne installation 4G mise en place par Orange et SFR ne tenait plus la route, avec de nombreuses zones blanches dans le bâtiment. Morgane Chogon, directrice Commercial et Développement de l’Olympia, explique qu’un réseau Wi-Fi public a été mis à disposition pour les spectateurs. Cependant, ce type de réseau présente plus de risques que d’avantages, notamment en termes de sécurité.
Free a donc pris l’initiative d’installer un DAS (Distributed Antenna System) dans tout l’Olympia, permettant de couvrir une surface de 9 600 m². Ce système crée un réseau mobile indoor, totalement indépendant du réseau mobile extérieur, grâce à des baies opérateurs regroupées dans un local et raccordées aux antennes. Le DAS de l’Olympia est connecté à 26 points d’émission répartis sur huit niveaux, dont quatre couvrent à eux seuls la salle de spectacle.
Dans une salle telle que l’Olympia, le principal défi a été de faire passer les câbles entre les baies et les points d’émission, expliquent Omar Naouar, directeur End-to-End Performance chez Free, et Jean-Philippe Crespo, directeur des services généraux de l’Olympia. Un autre enjeu est de ne pas dénaturer la salle avec des installations trop visibles. Heureusement, les antennes du réseau indoor sont plutôt discrètes, comme nous pouvons le constater ci-dessous. Rien à voir avec les antennes mobiles extérieures !
Ces antennes, conçues par un équipementier partenaire de Free, ont également la particularité d’avoir une puissance limitée pour prévenir une trop forte exposition aux ondes. Cela est important, sachant que des spectateurs peuvent rester à deux ou trois mètres de ces antennes pendant plusieurs heures. Leur capacité réseau peut également être dimensionnée pour répondre aux besoins spécifiques de chaque zone de l’Olympia, qui peut accueillir jusqu’à 2 800 personnes en position debout.
Quel est le coût de l’opération ? Zéro euro pour l’Olympia, explique Omar Naouar : « On le fait parce que c’est une demande de nos abonnés que notre réseau soit accessible partout ». L’opérateur préfère ainsi investir de sa poche pour améliorer l’accessibilité à ses services, bien que cette démarche ne soit pas totalement désintéressée.
Le DAS est une infrastructure qui peut être mutualisée avec les réseaux mobiles des trois autres opérateurs : Bouygues Telecom, Orange et SFR. Ces derniers pourraient, par exemple, verser un loyer pour installer leur baie opérateur et exploiter les antennes mises en place par Free.
Nous n’avons malheureusement pas pu tester la qualité du réseau fourni par le DAS, et encore moins dans les conditions d’un spectacle. L’Olympia rouvrira ses portes début septembre et le DAS sera pleinement opérationnel seulement en octobre. Pour l’instant, seul le réseau Free en 4G/5G+ sera disponible, mais il n’est pas exclu que d’autres opérateurs rejoignent le système.
