Un fatbike électrique UTO OG200 peut-il rivaliser avec un cargo ?
L’UTO OG200 a été révélé le 18 juin 2026 et peut embarquer 200 kg, hors poids du vélo de 34 kg, soit un PTAC total de 234 kg. Le modèle est proposé à un tarif de 2 499 euros et est assemblé dans l’usine de Genas (Rhône).

Le fatbike connaît une augmentation de popularité dans le domaine des vélos électriques. UTO (anciennement Eovolt) a répondu à cette tendance avec son nouveau modèle, l’OG200, dévoilé le 18 juin 2026. Mieux encore que les informations du communiqué de presse, la marque française nous a conviés à le découvrir et à l’essayer dans les rues de Paris. Frandroid s’est rendu sur place pour vous présenter en détail ce modèle qui allie les caractéristiques d’un fatbike et d’un vélo cargo.
Un fatbike au sein d’une gamme de vélos pliants ?
La première question qui se pose est : pourquoi une marque spécialisée dans les vélos électriques pliants se lance-t-elle dans le secteur des fatbikes ? « Il y a deux raisons », répond la société française : « la première réside dans le besoin réel d’emmener deux personnes. Cela se constate dans les rues avec deux usagers sur les trottinettes électriques ou les vélos en libre-service. 25 % des Français utilisent leur vélo régulièrement, nous souhaitons ainsi convaincre les 75 % restants qui n’ont pas encore franchi le cap. La seconde raison est que le marché du VAE est tendu depuis quelques années, et une marque ne peut pas rester inactive avec les mêmes modèles. » En résumé, UTO doit se diversifier et s’inscrire dans la tendance montante des fatbikes.



Précisément, UTO décrit son nouvel OG200 comme un vélo cargo électrique biplace. Cela se vérifie puisque ce modèle peut accueillir jusqu’à 200 kg, sans inclure le poids du vélo (34 kg), menant à un poids total autorisé de 234 kg ! Cela permet de circuler sans inquiétude avec deux adultes, même corpulents, ou avec un enfant et/ou des charges.
Des équipements bien pensés
Les repose-pieds ainsi que la poignée arrière pour le passager sont de bonnes idées pour assurer un bon maintien. La béquille centrale à double pied facilite les manœuvres du fatbike, rendant son utilisation plus aisée.
Un porte-bagages arrière peut être ajouté (83,59 euros), qui dispose de poignées latérales utiles tant pour le passager que pour déplacer le vélo. Il peut supporter 27 kg et est compatible avec MIK HD, permettant le transport d’un siège bébé.


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Une plateforme avant de type « pizza rack » est aussi disponible en option (73,59 euros), permettant de supporter 10 kg supplémentaires, de même que les jupes latérales, qui manquent d’origine pour protéger les jambes du passager (81,63 euros).
L’UTO OG200 proposera d’autres accessoires dans les mois à venir pour personnaliser l’expérience au quotidien, comme une boîte à gants centrale sur le cadre.
Un UTO OG200 confortable et agréable à utiliser
Le fatbike affiche une allure robuste avec son cadre à double tube, qui inspire confiance par rapport à certains concurrents asiatiques dont la structure peut paraître fragile. En plus de ses roues de 20 pouces, l’OG200 est doté d’un grand phare avant (il est dommage qu’il n’y ait pas de clignotants), et sa coque arrière réfléchissante devrait gérer les angles morts, selon UTO.
La selle a été soigneusement conçue pour garantir le confort des usagers avec sa forme profilée à l’avant qui ne gêne pas le pédalage et une largeur adéquate. Le rembourrage semble également équilibré après quelques minutes d’utilisation, bien qu’un test plus approfondi reste nécessaire. De surcroît, l’accès est facilité par le cadre ouvert avec une faible hauteur d’enjambement, et deux hauteurs de selle sont disponibles, adaptées à la taille du cycliste.
Au guidon, tout est pensé pour le confort, avec les gros pneus Schwalbe Moto X, déjà rencontrés sur le dernier Ritmic, et une double suspension (fourche à ressort avec un débattement de 63 mm et amortisseur arrière). Le trajet dans la capitale n’a pas permis d’atteindre les limites de l’UTO OG200, mais l’amortissement sur des chaussées abîmées et quelques bordures de trottoir est appréciable. On note également une certaine agilité malgré la largeur des pneus, rendue possible par l’empattement réduit, choisi par la marque par rapport à ses concurrents.
Concernant l’assistance Bafang H550, ses 60 Nm de couple devraient suffire à propulser le fatbike, même chargé à pleine capacité, tandis que la puissance maximale de 750 W au niveau 5 (sur 5) maintient la vitesse en montée. Cela explique également le choix d’un simple capteur de rotation (fonctionnement on/off), surtout que la position de conduite est très droite et qu’UTO vise à séduire un public non cycliste, peu enclin à se plaindre du bruit du moteur, qui est plutôt audible. Sur du plat à Paris, les niveaux d’assistance 2 ou 3 permettent largement d’atteindre 25 km/h en quelques secondes.
Niveau autonomie, UTO annonce une portée de jusqu’à 100 km avec la batterie de 720 Wh, mais ce chiffre reste théorique : à pleine charge avec deux adultes, sur un fatbike de 34 kg avec un capteur de rotation sollicitant le moteur en continu, on s’attend à une performance bien plus modeste. Ce sera à vérifier lors d’un test complet.
La transmission par dérailleur Shimano Tourney à 7 vitesses peut sembler un peu bas de gamme (avec des passages relativement peu précis et une tendance à se dérégler), surtout vis-à-vis des pneus réputés et des freins hydrauliques Tektro qui offrent de bonnes performances.
Un fatbike cargo UTO assemblé en France
L’UTO OG200 donne de belles impressions dès les premières prises en main et se distingue par une conception particulièrement soignée. En attendant un futur test complet, l’OG200 présente déjà de nombreuses qualités, à commencer par sa grande batterie de 720 Wh, à évaluer pour son autonomie réelle, et ce, au prix de 2 499 euros.

À ce prix, il se positionne en dessous du Ritmic Duo (2 799 euros), du Kino Bolide (2 758 euros avec garde-boue) et du Gaya Court (2 690 euros avec options similaires), mais au-dessus du Garrett Miller Urban (2 499 euros) parmi d’autres concurrents français. L’OG200 est assemblé, tout comme les autres modèles UTO, dans l’usine de Genas (Rhône).
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