High-tech

Tracter une remorque et charger des vélos sans exploser le budget.

La Nissan Leaf, à partir de 35 300 euros, affiche une autonomie d’environ 436 kilomètres en cycle WLTP et une capacité de remorquage de 975 kg. La Citroën ë-C3, à partir de 23 450 euros, est le modèle le plus accessible du classement avec un poids maximal sur la boule de 61 kg.


Barres de toit, attelage, prix abordable : le trio parfait pour une voiture polyvalente sans dépasser son budget. Cependant, dans le secteur électrique, trouver un tel profil reste un défi, car ces caractéristiques sont souvent associées aux SUV et aux grandes berlines. Néanmoins, en explorant un peu, il est possible de dénicher certains modèles qualifiés d’« accessibles » qui offrent des barres de toit, un attelage et des capacités suffisantes pour une utilisation sans préoccupations majeures.

Il existe une logique à opter pour une petite voiture. On ne voyage pas en camping-car toute l’année, et la plupart des déplacements quotidiens ne nécessitent pas un SUV familial à sept places. Une citadine ou un petit SUV suffisent la plupart du temps, dès lors qu’il est possible de charger des vélos sur le toit et d’attacher une remorque de jardinage au besoin.

Cette exigence peut sembler un peu exagérée pour ceux qui ne recherchent pas un grand SUV électrique capable de tracter sans efforts, mais dès que l’on cherche cette combinaison dans un véhicule électrique à prix raisonnable, les options se réduisent rapidement.

Nous avons donc voulu savoir s’il existait des « petites » voitures électriques, et donc potentiellement pas très chères, aptes à tracter et à être équipées de barres de toit, en croisant les données de la base EV Database avec un critère simple : proposer à la fois des barres de toit homologuées et un attelage avec une capacité de remorquage adéquate, le tout au prix catalogue le plus accessible possible.

Les modèles peu communs mais à ne pas oublier

Commencerons par les modèles plus ou moins accessibles, c’est-à-dire au-delà de 30 000 euros. Un prix conséquent, certes, mais largement compensé par d’éventuels bonus et, bien entendu, le financement en LOA ou LLD.

La Nissan Leaf, à partir de 35 300 euros, affiche l’autonomie la plus rassurante du lot, avec environ 436 kilomètres annoncés en cycle WLTP, sur la version à batterie de 52 kWh. Une réelle différence par rapport aux autres modèles du classement, comme nous le verrons. Sa capacité de remorquage atteint 975 kg, et la charge admissible sur le toit se chiffre à 75 kg. Cependant, à ce tarif, elle dépasse le seuil psychologique des 35 000 euros, ce qui limite son public.

À l’inverse de ses concurrentes, la Nissan Leaf n’est pas conçue pour le remorquage : Nissan ne propose officiellement qu’un attelage amovible en option, et la capacité de traction reste limitée. Il est conseillé de vérifier auprès du concessionnaire avant de considérer une remorque, étant donné que cette donnée varie selon les marchés.

Juste derrière, à 31 990 euros (en Allemagne, les prix français n’ont toujours pas été communiqués malgré la présentation de la voiture il y a plusieurs mois), le Toyota Urban Cruiser propose un format plus compact, avec une batterie de 49 kWh. Il peut tracter jusqu’à 750 kg (remorque freinée), ce qui le rend compatible avec la plupart des petites remorques. La charge sur le toit est limitée à 50 kg, suffisant pour transporter deux vélos, à condition de ne pas y empiler des bagages lourds.

Son homologue technique, le Suzuki e Vitara, est disponible à 28 500 euros, avec des caractéristiques strictement équivalentes en matière de remorquage et de charge sur le toit. L’écart de prix entre les deux s’explique davantage par la stratégie commerciale des marques que par une différence substantielle, sachant que les deux partagent la même plateforme et le même groupe motopropulseur.

Pour environ 25 000 euros, il y a un peu de choix

Passons maintenant chez Stellantis, avec l’Opel Frontera, qui se classe en quatrième position à moins de 25 000 euros. Son cas est particulier : avec la batterie de 44 kWh, la capacité de remorquage est limitée à 350 kg, évitant bon nombre de remorques courantes.

Il est nécessaire d’opter pour la version à batterie légèrement plus grande pour atteindre 550 kg. En d’autres termes, la version de base ne répond pas tout à fait aux critères principaux du classement. La charge maximale sur le toit est annoncée à 75 kg.

Le Top 3 est constitué de modèles dont les prix commencent à devenir véritablement accessibles, même si le terme « accessible » reste relatif dans le contexte électrique actuel, et même au sein du marché automobile global.

Le Kia EV2 se place en troisième position à partir de 26 670 euros. C’est le dernier né de la marque coréenne, équipé d’une batterie de 41 kWh. Il remorque jusqu’à 750 kg (une valeur appréciable pour sa catégorie), supporte 70 kg sur le toit et présente un poids sur la boule (valeur S) de 100 kg, le plus élevé du classement puisque ce chiffre se situe généralement autour de 75 kg. Ce dernier chiffre est important : une boule bien dimensionnée facilite l’utilisation d’un porte-vélos d’attelage, souvent l’usage le plus courant dans cette catégorie.

Les deux premières places sont partagées. La première revient à la Fiat Grande Panda électrique, disponible à partir de 22 400 euros. Héritière de la Panda thermique, voiture emblématique d’accessibilité, la version électrique tente de conserver cette image, sans y parvenir complètement, mais en s’en approchant.

Elle peut tracter jusqu’à 550 kg, supporter 75 kg sur le toit et 65 kg sur la boule. Rien d’exceptionnel sur le papier, mais un équilibre correct pour une voiture de ce prix.

En tête du classement, la Citroën ë-C3 autonomie confort, à partir de 23 450 euros. Techniquement très proche de la Grande Panda (les deux modèles partagent la même plateforme par le biais du groupe Stellantis), elle se distingue surtout par son poids maximal sur la boule de 61 kg, contre 65 kg pour la Fiat. La différence est minime en pratique.

Sur nos deux derniers modèles, c’est principalement le positionnement tarifaire qui fait la différence : ces voitures font partie des véhicules électriques neufs les plus abordables sur le marché français.

Pas les voitures idéales, mais de quoi sérieusement dépanner

Ce classement est utile, mais il mérite d’être nuancé. D’abord, en ce qui concerne la méthode : la base de données utilisée ne recense pas toujours la charge admissible sur le toit pour tous les modèles disponibles.

Cela signifie que certaines voitures (comme la Renault 5 E-Tech ou la Renault 4 E-Tech, par exemple, mentionnées par des lecteurs dans les commentaires) n’apparaissent pas dans ce classement, non pas parce qu’elles ne répondent pas aux critères, mais parce que plusieurs données associées ne sont pas disponibles, la charge sur le toit notamment. Il en va de même pour la Twingo E-Tech, qui est l’une des voitures électriques les moins chères actuellement, mais dont aucune donnée officielle n’est fournie.

Le tableau est donc partiel, même s’il donne une bonne idée des options existantes. Par ailleurs, en ce qui concerne les capacités de remorquage : il est essentiel de distinguer les remorques freinées des non freinées. Les 750 kg annoncés pour plusieurs modèles correspondent généralement aux remorques freinées. Or, les remorques proposées en grande surface (celles que l’on loue pour un déménagement ou un aller-retour à la déchetterie) ne sont pas toujours équipées de freins.

Le Kia EV2, selon les données publiées, est homologué pour 750 kg avec ou sans freins. D’autres modèles du classement ne précisent pas ce détail, ce qui peut engendrer des surprises désagréables pour ceux qui souhaitent tracter. Enfin, il convient de rester réaliste quant aux prix.

La Citroën ë-C3 à 23 450 euros représente le prix d’entrée de gamme avec la batterie permettant de parcourir plus de 300 km WLTP. La version la moins chère de la gamme, qui débute en dessous des 15 000 euros grâce aux différents bonus, ne possède pas les équipements nécessaires pour ce qui est abordé dans cet article. De plus, son autonomie de 200 km homologués peut décourager bon nombre de potentiels acheteurs.