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Test du Sony RX10 V : un bridge lumineux et polyvalent, mais coûteux.

Le Sony RX10 V, un appareil photo qui semblait condamné à disparaître dans l’ombre des smartphones et des hybrides, fait une entrée remarquée sur le marché en 2026. Neuf ans après son prédécesseur, le RX10 IV, ce bridge expert se distingue par son zoom de 600 mm et une qualité d’image qui lui permet de se démarquer dans un secteur en déclin.

Le paysage des appareils photo bridges est devenu peu reluisant, avec des modèles comme le Panasonic Lumix FZ82D et le Nikon Coolpix P1100, qui, malgré des caractéristiques techniques impressionnantes, souffrent de capteurs de petite taille et d’une qualité d’image dégradée à pleine focale. À l’inverse, Sony a choisi de se concentrer sur l’optique et la qualité d’image, en limitant la focale à 600 mm. Ce choix, loin d’être anodin, permet de garantir une homogénéité optique et une luminosité adéquate, grâce à un objectif Zeiss Vario-Sonnar T* ouvrant à f/2,4-4.

Les avancées par rapport au RX10 IV sont notables. Le RX10 V bénéficie d’un capteur amélioré avec un nombre accru de points d’autofocus, d’un processeur plus rapide, et d’un viseur électronique de haute qualité. Ces améliorations sont essentielles pour les photographes souhaitant capturer des images nettes et précises, même dans des conditions difficiles.

Une prise en main du RX10 V révèle un appareil robuste et bien conçu, pesant environ 1,1 kg. Sa conception ergonomique, inspirée des hybrides de la série Alpha, permet une utilisation confortable, même à pleine focale. Le boîtier est équipé de commandes intuitives, dont un joystick et un bouton AF-ON, facilitant le déplacement des collimateurs tout en gardant l’œil sur le viseur.

En termes de connectivité, le RX10 V intègre un port USB-C à 10 Gbit/s, permettant un transfert rapide des données et une recharge efficace. Il propose également une sortie micro-HDMI et deux prises jack pour microphone et casque, rendant cet appareil adapté aux vidéastes.

Le viseur électronique OLED est un autre point fort de cet appareil, offrant une résolution de 3,68 millions de points et un rafraîchissement de 120 Hz, garantissant une expérience visuelle fluide et agréable. L’écran tactile de 3 pouces, bien que pratique, manque d’une rotule pour les prises de vue à des angles extrêmes.

L’autofocus du RX10 V, hérité des technologies des boîtiers Alpha, se distingue par sa rapidité et sa précision, avec 575 points couvrant 70,6 % du capteur. Les performances en rafale sont impressionnantes, atteignant 30 images par seconde en mode électronique, bien que cela nécessite une carte SD rapide pour une utilisation optimale.

Concernant la qualité d’image, le capteur CMOS empilé de 20,1 MP excelle dans des conditions de lumière variées, avec des résultats satisfaisants jusqu’à 6400 ISO grâce à un traitement par IA. En vidéo, le RX10 V surpasse son prédécesseur avec la capacité de filmer en 4K à 60 i/s, offrant des options de post-production avancées, notamment le S-Log3.

Avec un prix de 2499 euros, le Sony RX10 V se positionne comme le bridge le plus onéreux de sa catégorie. Bien qu’il puisse sembler coûteux, il offre une alternative séduisante aux hybrides plein format, surtout pour ceux qui recherchent un appareil tout-en-un capable de couvrir une large plage focale sans compromettre la qualité.