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Substack veut-il devenir la nouvelle application préférée de la Gen Z ?

Substack attire une partie de la génération Z en proposant un usage à contre-courant des réseaux dominés par la vidéo courte. La plateforme, née en 2017, mêle newsletters, blog et abonnements, et séduit par des textes plus longs, plus personnels et parfois plus engagés.

Une plateforme entre newsletter et blog

Substack a été créée aux États-Unis par Chris Best, Jairaj Sethi et le journaliste Hamish McKenzie. Son principe est simple : chacun peut publier des textes sur une page personnelle, les envoyer par mail à ses abonnés et, s’il le souhaite, réserver une partie de ses contenus à des lecteurs payants.

La plateforme ne se limite pas à l’écrit. Elle accueille aussi des podcasts, des vidéos, des notes courtes, des directs et des conversations privées. L’accès peut être gratuit, mais les abonnements payants commencent généralement autour de 5 ou 6 euros par mois. Substack prélève une commission de 10 % sur ces revenus, en plus des frais liés au paiement.

Selon l’article, l’ambition affichée par ses fondateurs est de permettre aux auteurs de gérer leur propre espace de publication, sans passer par les circuits classiques de l’édition ou de la presse. Cette logique attire autant des journalistes que des écrivains ou des personnalités comme Patti Smith, qui y rassemble plusieurs centaines de milliers d’abonnés.

Pourquoi elle parle à la génération Z

Les témoignages recueillis montrent que l’attrait principal tient à l’expérience de lecture. Patricia, 26 ans, dit avoir été surprise par le caractère intime de la plateforme. Sara, 25 ans, insiste sur la diversité des sujets et sur la précision des recommandations proposées par l’algorithme.

Pour ces utilisatrices, Substack offre un rythme plus lent que celui d’Instagram ou de TikTok. L’application est décrite comme un espace où l’on prend le temps de lire, de réfléchir et parfois de tenir une forme de journal personnel. Paloma, qui se sent peu à l’aise avec la vidéo et l’exposition du visage, y voit aussi un moyen d’écrire autrement et de recevoir des retours de lectrices.

Plusieurs auteurs y trouvent également une liberté de ton. Julia Kerninon explique y adopter une voix différente de celle de ses romans, plus directe et plus instable. L’article souligne ainsi que Substack sert autant à publier qu’à construire une relation plus immédiate avec son public.

Un espace apprécié, mais pas sans limites

Cette popularité ne signifie pas que la plateforme remplace les médias traditionnels. L’article rappelle que les enquêtes longues et coûteuses y restent rares, au profit d’analyses, de chroniques et de récits personnels. Il souligne aussi une ambiguïté importante : l’image d’un espace plus calme ne garantit pas un environnement plus vertueux.

Le Guardian a ainsi révélé que Substack tirait des revenus de newsletters néonazies, suprémacistes et antisémites. Après abonnement à l’une d’elles, le journal dit en avoir reçu 21 autres en recommandation. L’algorithme peut donc orienter les utilisateurs vers des contenus très éloignés de l’image douce et intime souvent associée à la plateforme.

Enfin, la recherche d’audience reste bien présente. Une autrice citée dans l’article n’avait réuni que onze abonnés après un mois, ce qui montre que la visibilité demeure difficile, même sur un réseau présenté comme plus humain.

Ce qu’il faut retenir

  • Substack, créée en 2017, combine publication de textes, newsletters et abonnements payants avec une commission de 10 %.
  • La plateforme séduit certains membres de la génération Z par son ton plus intime, son rythme plus lent et sa place donnée à l’écriture personnelle.
  • L’article rappelle toutefois des limites : faible place des enquêtes, dépendance à l’attention et présence de contenus extrémistes signalée par le Guardian.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.