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Rebirth (Solex, Cowboy, Angell) expulsé de l’usine de Saint-Lô, refuse de partir malgré l’huissier

Le conflit autour du groupe Rebirth, qui gère plusieurs marques de vélos, prend une tournure décisive. Ce mardi 25 août, un huissier a été dépêché à l’usine de Saint-Lô, propriété de l’agglomération, dans le cadre d’une procédure d’expulsion en raison de loyers impayés. Cependant, l’entreprise a opposé un refus à cette expulsion.

Rebirth, sous la direction de Grégory Trébaol, a acquis plusieurs marques emblématiques du secteur, telles que Solex, Gitane, Peugeot Cycles, Angell et le belge Cowboy. L’usine de Saint-Lô, où se déroule cette controverse, est actuellement louée par le groupe.

La situation a été déclenchée par un impayé de 122 665,81 euros, constaté au 4 mai 2026, ce qui a poussé Saint-Lô Agglo à entamer des démarches d’expulsion. Un précédent article avait déjà évoqué les tensions entre le groupe et la collectivité, notamment en raison d’un litige de 800 000 euros relatif à la TVA.

Dans la soirée du 25 août, Fabrice Lemazurier, le président de l’agglomération, a confirmé que l’huissier était bien présent pour exécuter l’avis d’expulsion. Toutefois, Rebirth a maintenu sa position, comme l’a expliqué Lemazurier : « Sans surprise, l’entreprise, par le biais d’un directeur présent sur site, ne souhaite pas quitter les lieux, évoquant le renvoi devant le tribunal. Nous sommes donc dans l’attente du recours auprès du tribunal sur la contestation du commandement de quitter les lieux par l’entreprise avant de solliciter le préfet pour l’intervention de la force publique. »

Le recours de Rebirth sera examiné par le tribunal de Coutances le 1er septembre 2026, bien que cette audience puisse être reportée. Initialement, un passage de l’huissier était prévu le 20 août, mais l’usine était fermée pour congés à cette date.

L’agglomération attend donc la décision du tribunal avant de décider de solliciter le préfet pour une intervention. Le prochain rendez-vous est fixé au 1er septembre.