Polar Street X : une montre de trail ni urbaine, ni aventure.
La Polar Street X a été lancée le 11 mars 2026 en France pour un prix de 249,90 euros. Ce modèle est disponible en trois coloris : noir, vert ou blanc, et présente des dimensions de 45 mm x 45 mm x 13,8 mm.
Longtemps, les montres de sport ont été classées en deux catégories. D’un côté, les montres de course sur route, légères et élancées, et de l’autre, les montres de trail, plus robustes et autonomes.

Cependant, ces dernières années, de nouvelles montres hybrides ont fait leur apparition. Elles adoptent le format des montres de trail, tout en étant dotées de fonctions plus basiques. Cela inclut des modèles comme la Garmin Instinct 3 Amoled. Polar propose également cette tendance avec sa Polar Street X, une montre conçue pour l’aventure, mais destinée aux coureurs en milieu urbain. Concrètement, que signifie cela ? Voici son test complet.
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Polar Street XFiche technique
| Modèle | Polar Street X |
|---|---|
| Dimensions | 45 mm x 45 mm x 13,8 mm |
| Technologie | Li-Po |
| Définition de l’écran | 416 x 416 pixels |
| Dalle | AMOLED |
| Mémoire interne | 0,32 Go |
| Poids | 48 g |
| Accéléromètre et boussole électronique | Oui |
| Analyse du sommeil | Oui |
| Capteur de lumière ambiante | Oui |
| Indice de protection | MIL-STD-810H, WR50 |
| Fiche produit |
La montre de ce test nous a été fournie par le constructeur.
Polar Street XUn design de montre outdoor pour un usage sur route
Polar a élargi son offre de montres de sport ces dernières années. En plus de sa gamme Vantage, incluant les Vantage V3 et Vantage M3 pour la course sur route, la marque finlandaise a également lancé les Grit X2 et Grit X2 Pro, orientées vers le trail.
Au premier regard, la Polar Street X semble conçue pour le trail, les sports de plein air et l’aventure. Son boîtier épais de 13,8 mm, ses bordures surélevées et ses vis apparentes laissent penser cela. Cependant, l’utilisation de plastique pour le boîtier et de verre Gorilla Glass 3, en lieu et place du verre saphir, indique qu’elle est davantage destinée à un usage urbain.

Il ne s’agit pas d’une montre conçue pour l’escalade en montagne, mais d’un modèle mettant principalement l’accent sur l’esthétique. Elle reprend les codes de l’outdoor sans réellement correspondent aux caractéristiques techniques. On pourra mentionner le boîtier antichoc de niveau militaire MIL-STD-810H, mais il ne faut pas s’attendre à un boîtier en acier inoxydable ou en titane, comme sur des modèles plus haut de gamme.
Ce choix de matériau permet toutefois de rendre la Polar Street X relativement légère, pesant 28 grammes sans bracelet et 48 grammes avec le bracelet en silicone fourni. De plus, le bracelet peut être facilement remplacé par un modèle standard à pompe à relâchement rapide de 22 mm. Au quotidien et lors de l’entraînement, son poids léger permet de maintenir la montre en place au poignet, sans qu’elle ne glisse à cause des mouvements des bras.

La montre est également dotée de cinq boutons disposés autour du boîtier, qui permettent une interaction facile avec l’interface. L’écran, au format de 45 x 45 x 13,8 mm, occupe seulement 52 % de la surface de la montre, ce qui le rend relativement discret.

La Street X est disponible en trois coloris— noir, vert ou blanc — et possède une étanchéité WR50, convenant pour une utilisation en piscine, comme la natation, mais pas pour la plongée.
Polar Street XUn écran efficace la plupart du temps
Comme pour ses autres montres récentes, Polar a choisi un écran AMOLED pour la Street X. Il s’agit d’un écran circulaire de 1,28 pouce avec une définition de 416 x 416 pixels, soit une densité de 325 pixels par pouce.
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Cette résolution permet une consultation conviviale au quotidien, rendant difficile la détection des pixels individuels.

Concernant la luminosité de l’écran, Polar n’a pas fourni de chiffres. J’ai néanmoins trouvé l’écran suffisant pour un usage quotidien, bien qu’il soit inférieur à celui d’une Garmin Fenix 8 portée à l’autre poignet. À noter que l’éclairage diminue sous les 10 % de batterie.

La Polar Street X est équipée d’un capteur de luminosité, permettant un ajustement automatique de la luminosité de l’écran selon l’environnement. Ce capteur est globalement réactif.
Elle dispose également d’un mode d’affichage always-on, gardant l’heure affichée en permanence. Outre son aspect esthétique, cela permet de jeter un coup d’œil discret à son poignet pour connaître l’heure sans lever le bras ostensiblement.

Un avantage, cet affichage always-on — tout comme la fonction qui allume l’écran en levant le poignet — peut être désactivé automatiquement en mode « ne pas déranger », que l’on peut programmer sur certaines plages horaires, comme la nuit.
Enfin, la Polar Street X offre plusieurs cadrans personnalisables, avec possibilité de modifier certaines complications. Néanmoins, elle reste loin du nombre d’options proposées par les montres Garmin, Huawei ou Wear OS.
Polar Street XUne lampe torche bienvenue, mais une interface vieillissante
Comme toutes les montres Polar, la Street X est compatible avec les smartphones Android et iPhone. Pour l’appairer à un téléphone, il faut passer par l’application Polar Flow, disponible sur l’App Store d’Apple et le Play Store de Google.
Pour naviguer dans l’interface de la montre, on peut utiliser l’écran tactile ou les cinq boutons — deux à gauche et trois à droite — présents sur la Polar Street X :
- Bouton supérieur gauche : allumer / éteindre la lampe torche
- Bouton inférieur gauche : applications / retour en arrière
- Bouton supérieur droit : faire défiler vers la droite / le haut
- Bouton milieu droit : valider
- Appui long sur le bouton milieu droit : application exercice
- Bouton inférieur droit : faire défiler vers la gauche / le bas
- Glissement vers le haut : accès aux notifications
- Glissement vers le bas : paramètres rapides
- Glissement vers la gauche/droite : accès aux widgets
Les contrôles gestuels sont similaires à ceux des autres montres Polar, mais avec une différence notable sur le bouton supérieur gauche. Celui-ci, habituellement utilisé pour allumer ou éteindre l’écran, sert ici à activer la lampe torche LED, une des principales nouveautés de la Polar Street X.

À l’instar des montres Garmin, Suunto Vertical 2, Amazfit T-Rex Ultra 2 et Amazfit T-Rex 3 Pro, la Polar Street X est équipée d’une lampe torche LED. Positionnée sur la tranche supérieure, elle s’avère très utile dans l’obscurité, pour trouver des objets ou courir sans lampe frontale. Il convient de noter que la lampe de la Polar Street X dispose de quatre niveaux de lumière blanche et d’un niveau de lumière rouge, plus discret.

En dehors de cette nouveauté, la Polar Street X souffre d’une expérience logicielle vieillissante, avec des icônes et une interface graphique qui semblent obsolètes, calquées sur des modèles antérieurs à écran MIP. Bien que Polar ne propose plus que des montres avec écran AMOLED, l’aspect logiciel n’a pas évolué et une interface plus conviviale aurait été souhaitable.

La Polar Street X // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

La Polar Street X // Source : Chloé Pertuis – Frandroid
Il en va de même pour l’application Polar Flow, tant sur smartphone que sur le Web. Bien que Polar ait promis une refonte de son application pour en améliorer l’interface, ce changement se fait toujours attendre. La navigation est compliquée, les données étant organisées uniquement par ordre chronologique, et les graphiques peuvent parfois être difficiles à comprendre pour le sommeil ou la charge d’entraînement.
Polar Street XUne montre de sport… qui manque de fiabilité pour le suivi sportif
Concernant les mesures de santé et le suivi sportif, la Polar Street X dispose d’un suivi GPS, d’un capteur de fréquence cardiaque, d’un baromètre, d’une boussole, d’un gyroscope et d’un accéléromètre.
La précision du GPS de la Polar Street X
Pour le suivi GPS, la Polar Street X utilise un GPS multi-GNSS, compatible avec les systèmes GPS, BeiDou, Galileo et QZSS. En revanche, à l’inverse d’autres montres de la marque, elle n’est pas compatible avec la technologie GPS multibande ou double fréquence (L1+L5), ce qui pourrait réduire son efficacité dans des environnements urbains denses.
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Pour évaluer la précision GPS de la Polar Street X, je l’ai testée durant plusieurs séances de course à pied, à la fois dans les rues parisiennes et dans un parc. J’ai ensuite comparé les données et les tracés à ceux d’une montre de sport haut de gamme, la Garmin Fenix 8.
| Courses | Garmin Fenix 8 | Polar Street X | Écart |
|---|---|---|---|
| Course 1 (parc) | 11,409 km | 11,588 km | +1,57 % |
| Course 2 (ville) | 3,979 km | 4,280 km | +7,56 % |
| Course 3 (ville) | 11,233 km | 11,362 km | +1,15 % |
| Course 4 (parc) | 6,553 km | 6,755 km | +3,08 % |
| Course 5 (ville) | 8,473 km | 8,706 km | +2,75 % |
| Course 6 (parc) | 9,034 km | 9,178 km | +1,59 % |
| Total | 50,681 km | 51,869 km | +2,34 % |
On observe que la Polar Street X a tendance à surestimer les distances parcourues. Bien que ce ne soit pas totalement préjudiciable, pour une montre de sport, la précision GPS est essentielle, car les allures sont calculées en fonction de la position. Si la distance GPS est surestimée, les allures le seront également.
En examinant les tracés, on observe un problème avec la Polar Street X, dont le suivi GPS a tendance à zigzaguer même lorsque je courais en ligne droite. Ce phénomène est particulièrement visible lors de mes courses dans les rues de Paris, mais il est également présent dans le parc. Sur la piste, la montre a également du mal à identifier précisément le couloir dans lequel je m’entraînais, tandis que la Fenix 8 a correctement enregistré que j’oscillais entre le dernier couloir et deux couloirs intérieurs.

Par ailleurs, bien que la Polar Street X soit compatible avec la navigation par importation de traces GPX, elle ne propose qu’un affichage de type fil d’Ariane sur fond noir. En effet, contrairement aux autres modèles de Polar, la Street X ne propose aucune cartographie.
Au vu de la faible précision GPS en zone urbaine et de l’absence de cartographie, cela soulève des questions sur le positionnement marketing de la montre, ciblant les aventuriers urbains. Un véritable regret.
La précision de la fréquence cardiaque de la Polar Street X
Ces dernières années, Polar a fait le choix d’un nouveau capteur de fréquence cardiaque optique, le capteur Polar Elixir, lancé avec la Polar Vantage V3 en octobre 2023.
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Cependant, pour la Polar Street X, la marque a choisi de réutiliser son ancien capteur cardio optique, le Polar Precision Prime.

Pour évaluer la fiabilité de ce capteur, j’ai porté la montre lors de séances de course avec une allure constante, à la fois pour de longs et de courts intervalles. J’ai comparé les résultats de fréquence cardiaque à ceux d’une ceinture cardio de référence, la Garmin HRM 600.
| Mesure FC | Ceinture cardio | Polar Street X | Écart moyen | Écart moyen après 10 min |
|---|---|---|---|---|
| FC moyenne | 149 bpm | 151 bpm | +0,97 % | +1,52 % |
| FC max | 158 bpm | 172 bpm |

| Mesure FC | Ceinture cardio | Polar Street X | Écart moyen | Écart moyen après 10 min |
|---|---|---|---|---|
| FC moyenne | 157 bpm | 160 bpm | +1,98 % | +2,76 % |
| FC max | 185 bpm | 184 bpm |

| Mesure FC | Ceinture cardio | Polar Street X | Écart moyen | Écart moyen après 10 min |
|---|---|---|---|---|
| FC moyenne | 158 bpm | 157 bpm | -0,46 % | -0,14 % |
| FC max | 190 bpm | 188 bpm |

Globale, la montre de Polar a parfois du mal à mesurer correctement la fréquence cardiaque. Lors du premier test, à intensité constante et sans grande difficulté, la Street X a rapidement perdu en précision après les vingt premières minutes, avec de fortes variations en fin de séance.
Il en va de même lors du deuxième essai avec des intervalles de dix minutes. Si les phases d’intensité ont été bien mesurées, la récupération en fin de séance est totalement erronée. Étonnamment, c’est finalement sur la séance d’intervalles courts que la Polar Street X a mieux performé, bien qu’elle n’ait pas réussi à capter tous les pics de fréquence cardiaque à chaque répétition.
Les fonctions de sport et santé de la Polar Street X
Cette montre se positionne clairement en entrée de gamme par rapport aux dernières montres de la marque. Elle ne dispose ainsi pas de mesure de la fréquence cardiaque ou de la variabilité de fréquence cardiaque (VFC) par électrocardiogramme. Son capteur Precision Prime se concentre uniquement sur la fréquence cardiaque, sans permettre l’analyse de la SpO2.
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La montre propose néanmoins un suivi du sommeil appelé « Nightly Recharge » ainsi qu’un capteur de température. Elle inclut aussi une analyse du stress via la mesure optique de la VFC.

En matière d’entraînement, la Polar Street X permet de gérer des séances de fractionné et de personnaliser les affichages d’entraînement. Elle intègre également plus de 170 profils sportifs différents, couvrant la course sur route, le HIIT, la natation, la randonnée, le cricket ou le kitesurf.
De plus, la montre peut se connecter à des capteurs tiers via Bluetooth, qu’il s’agisse d’une ceinture de fréquence cardiaque, d’un capteur de puissance pour le cyclisme ou d’un compteur GPS. Enfin, depuis l’application Polar Flow, il est possible d’exporter manuellement les séances aux formats GPX, Fit, CSV ou TCX, mais aussi automatiquement vers Strava, Komoot, TrainingPeaks ou MyFitnessPal.
Polar Street XUne autonomie de près d’une semaine
La Polar Street X est équipée d’une batterie de 385 mAh, ce qui la positionne, en termes d’autonomie, entre la Polar Grit X2 et la Polar Grit X2 Pro. Polar annonce jusqu’à 43 heures d’utilisation en entraînement haute performance, 170 heures en mode économie d’énergie et 10 jours en utilisation normale.

Pour mes tests sur Frandroid, j’ai utilisé la montre en mode intensive, avec l’affichage always-on durant la journée, un suivi cardiologue permanent et un suivi du sommeil. Avec ces paramètres, j’ai pu porter la Polar Street X pendant six jours et une heure, avant qu’elle ne tombe à 5 % de batterie. À ce stade, les montres Polar deviennent généralement inutilisables ou, dans le meilleur des cas, affichent seulement l’heure sans aucune interaction possible. Pendant ces six jours, j’ai également utilisé la montre pour six séances de course à pied, totalisant 5 heures et 30 minutes de suivi GPS.

Pour la recharge, Polar fournit un câble USB-C avec un embout magnétique propriétaire. La charge de 4 à 100 % nécessite environ une heure et demie.
Polar Street XAppel et communication
La Polar Street X dispose d’une connexion Bluetooth pour synchronisation avec le smartphone. Elle est également dotée d’une connectivité Bluetooth LE pour l’appairage de capteurs tiers.
Cependant, en l’absence de micro ou de haut-parleur, elle ne peut pas être utilisée pour passer des appels téléphoniques. Notons qu’elle ne dispose pas de connectivité 4G, ce qui est courant chez les montres de sport, mais aussi de NFC ou de Wi-Fi.
Comme mentionné précédemment, la Polar Street X propose une géolocalisation multi-GNSS, compatibilités avec les constellations GPS, Galileo, Beidou et QZSS, mais ne prend pas en charge la connexion GPS multibande.
Polar Street XPrix et date de sortie
La Polar Street X a été lancée le 11 mars 2026 en France. Elle est disponible en trois couleurs — noir, vert ou blanc — mais en une seule taille de 45 mm.
Son prix est fixé à 249,90 euros.
À ce tarif, elle entre en compétition avec des poids lourds du marché, comme la Coros Pace 4 à 269 euros, la Garmin Forerunner 165 à 219 euros ou encore la Suunto Run à 199 euros.

