
Nyxi Hyperion 3 : test de l’alternative aux Joy-Con de la Switch 2
L’Hyperion 3 de Nyxi se positionne comme une alternative attrayante aux Joy-Con de la Switch 2, mais que vaut-elle réellement ? Après avoir testé cette manette ergonomique pendant plus d’un mois, voici un retour détaillé sur ses caractéristiques et performances.
Dès la prise en main, la différence de taille est frappante. Avec des dimensions de 61,2 × 116,7 × 52,2 mm par contrôleur, l’Hyperion 3 se distingue par son volume généreux, offrant une prise en main plus confortable que les Joy-Con d’origine, souvent jugés trop plats. La conception de la poignée, plus verticale et rectiligne, ainsi que le revêtement texturé à l’arrière, assurent une bonne adhérence, même lors de sessions de jeu prolongées.
Cependant, le choix des matériaux soulève des interrogations. La coque en plastique ABS, bien que légère, donne une impression de fragilité et de moindre qualité par rapport aux Joy-Con de Nintendo ou à la manette Switch Pro. L’assemblage est généralement soigné, mais un léger décalage est observable à l’avant, ce qui peut déplaire aux perfectionnistes.
Un aspect innovant de l’Hyperion 3 est son système d’accroche magnétique, qui assure un maintien solide sur la Switch 2, bien qu’un léger jeu soit perceptible. Cette manette est principalement conçue pour les utilisateurs ayant des mains de taille moyenne à grande, laissant les petites mains et les enfants potentiellement en difficulté avec son ergonomie imposante.
Concernant les sticks, Nyxi a opté pour des joysticks de taille normale, montés sur des capteurs magnétiques à effet Hall, limitant ainsi l’usure et le phénomène de drift. Bien que cette solution soit supérieure à celle des Joy-Con, la technologie TMR de Mobapad sur sa M12 HD reste plus avancée.
Les boutons de l’Hyperion 3, quant à eux, utilisent des micro-switchs Kailh, offrant une activation rapide, mais émettant un bruit plus aigu que leurs homologues de Nintendo, ce qui peut être gênant dans un environnement calme. La croix directionnelle se distingue par sa modularité, permettant d’alterner entre une croix traditionnelle et un disque circulaire, idéal pour les jeux de combat.
Les gâchettes et les boutons de tranche sont également réactifs, mais la fonctionnalité des boutons programmables à l’arrière est limitée, ne permettant pas une flexibilité totale dans la personnalisation des commandes. En outre, la manette est dotée d’un mode Turbo, permettant des actions en rafale, mais la documentation pour la configuration de ces fonctionnalités pourrait être améliorée.
En matière de vibrations, l’Hyperion 3 utilise des moteurs traditionnels, sans technologie haptique avancée. Les retours de vibrations sont bruyants et peuvent être désagréables, surtout à faible intensité. Ce point est un domaine où la manette semble décevoir par rapport aux Joy-Con.
L’éclairage RGB, bien que stylisé, présente des limitations dans la personnalisation, et la connectivité est assurée par Bluetooth ou via un câble magnétique. Chaque contrôleur dispose d’une batterie de 600 mAh, offrant une autonomie de 6 à 10 heures, ce qui est inférieur à celle des manettes officielles.
Enfin, l’absence de certaines fonctionnalités, comme le NFC pour les Amiibo et le mode souris, pourrait décevoir certains utilisateurs. Cependant, ces options devraient être disponibles sur le modèle Hyperion 3 Ultra, prévu pour sortir prochainement.
En termes de prix, l’Hyperion 3 est actuellement disponible à des tarifs variant de 93 euros sur Amazon à moins de 60 euros sur Aliexpress, bien que la qualité de l’expérience puisse justifier un investissement dans le modèle Ultra pour ceux qui recherchent des performances optimales.
