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Le gouvernement propose 9 500 € d’aide pour une voiture électrique à 100 €/mois.

La nouvelle édition du leasing électrique sera ouverte à partir de juillet 2026 avec une aide maximale de 9 500 € pour les véhicules européens. Selon la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon, les conducteurs éligibles auront un reste à charge compris entre 100 et 200 € par mois.


Repoussée à juillet 2026, la nouvelle édition du leasing électrique prend forme. L’État propose une aide maximale de 9 500 € pour les véhicules européens, avec des loyers prévus entre 100 et 200 € par mois.

Le gouvernement a enfin précisé les contours de l’édition 2026 du leasing social. Bien que l’objectif soit de faciliter l’accès à une voiture électrique, la distribution des aides s’annonce plus complexe que par le passé, avec des montants déterminés en fonction de l’origine des composants.

**Un calendrier décalé et des revenus limités**

Initialement, le gouvernement avait prévu une ouverture dès juin, mais ce calendrier a été légèrement modifié. Selon Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie, « Le leasing social ouvrira à partir de juillet ». Ce délai supplémentaire est jugé nécessaire pour permettre aux constructeurs d’adapter leurs offres selon les spécifications de cette nouvelle initiative.

Le public ciblé reste les foyers à revenus modestes. Toujours selon la ministre, « On vise d’abord 50 000 voitures pour les Français modestes, qui gagnent moins de 2 200 € par mois en moyenne, soit un ménage sur deux. » Ce seuil reste à clarifier sur le plan fiscal, en 2025, le revenu fiscal de référence par part était fixé à moins de 15 400 euros.

De plus, une enveloppe supplémentaire de 50 000 véhicules sera réservée aux professionnels effectuant de longs trajets quotidiens, comme les aides à domicile.

**Des subventions allant de 6 500 à 9 500 euros : un défi industriel**

Le montant de la subvention constitue une rupture significative par rapport au système de 2026. En effet, le dispositif mis en place en 2024 proposait une aide initiale de 13 000 euros, puis réduite à 7 000 euros l’année suivante. Cette fois, l’État a choisi de segmenter son soutien financier pour inciter l’industrie locale.

L’aide est toujours basée sur l’éco-score, qui évalue l’impact environnemental de la fabrication et de l’acheminement du véhicule.

Selon Maud Bregeon, « l’aide sera de 6 500 € pour les véhicules électriques éco-scorés, c’est-à-dire dont l’empreinte carbone est la plus vertueuse. » Elle précise que « ces véhicules sont à près de 99 % fabriqués en Europe. »

Le gouvernement souhaite également valoriser l’assemblage local des deux composants les plus coûteux d’un modèle électrique. La ministre explique que « l’aide grimpe à 7 000 € pour les voitures électriques dont le moteur est fabriqué en Europe, à 9 000 € pour celles dont la batterie est fabriquée en Europe et à 9 500 € si elles réunissent ces deux critères. »

Ce système pourrait perturber les équipes commerciales des constructeurs, car au sein d’un même modèle, l’aide pourrait varier de 3 000 euros en fonction du fournisseur de cellules.

**Quel impact sur le loyer final ?**

Malgré la complexité de cette nouvelle structure, l’objectif pour le client reste de bénéficier d’une mensualité abordable. Le gouvernement justifie cet effort financier par les économies réalisées par les foyers grâce à l’électrique. « Passer à l’électrique, c’est diviser par quatre le coût de son plein. Il y a, pour autant, un investissement de départ et c’est ce que nous devons rendre plus abordable », souligne Maud Bregeon.

Concernant les tarifs mensuels, elle précise : « Ils auront un reste à charge compris entre 100 et 200 € par mois. »

Ce tarif est plus élevé que certaines offres très agressives du passé (comme la Citroën ë-C3 à 54 euros par mois), mais reste une option pertinente pour accéder à un véhicule neuf garanti.

L’enjeu de cette édition 2026 est de faire de la subvention publique un moteur de réindustrialisation. « Plus du tiers des voitures du précédent « leasing » ont été fabriquées en France. Nous renforçons encore davantage cet objectif aujourd’hui. Une énergie made in France qui alimente des véhicules made in France : c’est du gagnant-gagnant ! », conclut Maud Bregeon.

Il ne reste plus qu’à attendre juillet pour voir comment les marques automobiles s’adapteront à ce nouveau cadre pour proposer les mensualités les plus attractives.