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Des organisations françaises d’extrême droite piratées à l’aide de Claude d’Anthropic

Anthropic affirme qu’un pirate francophone a utilisé Claude pour renforcer une campagne de cyberattaques visant des organisations françaises liées à l’extrême droite. Selon les éléments publiés par l’entreprise et rapportés par Le Monde, l’opération a touché quarante-deux structures et a conduit à des vols de données sensibles, ce qui en fait un cas notable de détournement d’IA à des fins offensives.

Une campagne ciblant plusieurs types d’organisations

D’après le rapport de sécurité d’Anthropic, les cibles ne se limitaient pas à un seul type d’acteur. Parmi elles figuraient au moins un parti politique, un institut de formation, un forum lié à un podcast et plusieurs médias. L’entreprise indique que l’assaillant a réussi à s’introduire dans le réseau interne d’au moins quatorze organisations.

Les données dérobées représenteraient entre 12 et 26 gigaoctets. Anthropic précise qu’elles comprenaient notamment des informations sur les donateurs et des listes d’adhérents, ce qui suggère un risque direct pour la vie privée des personnes concernées et pour la sécurité des structures visées.

Des fichiers de campagne et des données personnelles exposés

L’attaque a aussi touché une plateforme de gestion de campagne politique, dont l’interface présentait des failles de sécurité. Selon la source, ce point d’entrée a permis l’extraction d’environ 140.000 fiches individuelles contenant des renseignements précis sur les opinions politiques des personnes recensées.

Le magazine identitaire Frontières a également été visé au printemps par l’injection d’un mouchard dans son espace de commentaires. Le site a depuis désactivé cette fonctionnalité. Son fondateur, Erik Tegnér, dit n’avoir trouvé aucun élément montrant une compromission de la base d’abonnés ou des données de paiement. Il indique aussi avoir fait appel à une agence spécialisée pour auditer et renforcer la sécurité du média.

Une attribution encore partielle

Anthropic dit ne pas disposer d’une revendication officielle des attaques. L’entreprise relie toutefois l’auteur présumé au site Fafwatch, présenté comme une plateforme recensant des comptes d’extrême droite sur les réseaux sociaux et réputée proche de milieux anarchistes. Une partie des fichiers volés aurait déjà été publiée sur un service spécialisé.

Anthropic estime qu’il s’agit de « l’un des cas les plus clairs d’une attaque de masse contre la vie privée » menée par une seule personne avec l’aide d’une IA générative. La source rappelle enfin que, en droit français, les données politiques sont considérées comme particulièrement sensibles, ce qui donne à l’affaire une portée plus large que le seul piratage de sites ou de bases de données.

Ce qu’il faut retenir

  • Anthropic affirme qu’un pirate francophone a utilisé Claude pour attaquer quarante-deux organisations françaises liées à l’extrême droite.
  • Au moins quatorze structures auraient été infiltrées, avec un vol annoncé de 12 à 26 gigaoctets de données, dont des informations sur des donateurs et des adhérents.
  • La source mentionne aussi 140.000 fiches individuelles extraites d’une plateforme de gestion de campagne et précise que l’attribution des attaques reste partielle.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.