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App Store : Apple « règle ses désaccords » avec l’UE sur le DMA

Apple, après avoir tenté sans succès de faire abroger une des lois essentielles régissant le numérique en Europe, a finalement cédé aux exigences de la Commission européenne. La société américaine a modifié les règles de son App Store pour se conformer au Digital Markets Act (DMA), marquant ainsi une étape importante dans la régulation des géants technologiques sur le Vieux Continent.

Dans un communiqué daté du 18 août 2026, relayé par MacRumors, Apple a annoncé avoir « réglé ses désaccords » avec Bruxelles, simplifiant ainsi les conditions de distribution des applications en dehors de son App Store. Cette décision fait suite à une longue lutte entre la firme et les autorités européennes, qui visaient à ouvrir le marché des applications à une concurrence accrue.

Avant l’instauration du DMA, l’App Store était le seul moyen d’installer des applications sur iPhone. Avec la nouvelle législation, l’UE a requalifié l’App Store en tant que « contrôleur d’accès », ce qui a contraint Apple à assouplir ses règles concernant l’installation et la facturation des logiciels provenant de sources tierces. Bien que la société ait mis en place un système complexe pour gérer ces changements, elle a également introduit une taxe controversée sur les applications installées via d’autres canaux.

Cette taxe, connue sous le nom de « Core Technology Fee », sera supprimée et remplacée par une commission de 5 % pour les applications distribuées via le web. Les développeurs utilisant des méthodes de facturation alternatives sur l’App Store devront s’acquitter d’une commission de 20 %, tandis que ceux dirigeant vers une interface web paieront 15 %. Pour les applications restant sur l’App Store et utilisant les méthodes de paiement d’Apple, la commission variera entre 15 et 26 %. Une fois qu’un choix de méthode de paiement est fait, celui-ci devra être maintenu pendant 12 mois pour garantir « cohérence et clarté ».

Quelles implications ces changements auront-ils pour les utilisateurs ? Pour la majorité d’entre eux, l’impact sera probablement limité. La plupart des applications continueront d’être disponibles sur l’App Store, qui demeure le canal de distribution privilégié pour sa sécurité. Quelques applications pourraient cependant offrir des options de paiement alternatives, nécessitant l’utilisation de cartes de crédit.

Les utilisateurs plus expérimentés bénéficieront d’une plus grande liberté pour choisir leurs sources d’installation, bien que ces possibilités restent marginales. Malgré l’assouplissement des règles pour l’ouverture de magasins d’applications alternatifs, cette option n’est pas accessible à tous.

Pour Bruxelles, cette avancée est davantage symbolique qu’opérationnelle, car elle témoigne de la soumission d’un des plus grands acteurs du secteur aux régulations européennes. La Commission a indiqué qu’elle continuera à surveiller l’application de ces nouvelles conditions, consciente des défis qui demeurent.