
Wildlife Photographer of the Year 2026 : Photos d’attaque de crapaud et ours dans une piscine.
Dans le cadre du concours Wildlife Photographer of the Year 2026, plusieurs photographes ont capturé des images saisissantes de la faune, illustrant à la fois la beauté et la vulnérabilité de la nature. Parmi les œuvres présentées, celle de Jack Crockford, intitulée « The Art of Flying », met en lumière un exemple frappant de biomimétisme. Cette photographie, prise à Bushy Park à Londres, montre un martinet commun (Apus apus) en vol, dont les ailes incurvées inspirent la conception d’avions modernes. Crockford partage son émerveillement : « J’avais cette image en tête, mais je n’aurais jamais pensé que ce serait possible, jusqu’à ce que cela se produise. Quelques secondes après avoir pris la photo, j’ai regardé l’écran de mon appareil photo, réalisant que je l’avais capturée exactement comme je l’avais imaginé. »
Un autre cliché marquant est celui d’Audun Rikardsen, intitulé « Icy Window », qui montre un ours polaire observant un phoque respirant à travers un trou dans la glace au nord du Svalbard. Rikardsen a mis plus de trois ans à planifier cette prise de vue, utilisant un dispositif submersible pour positionner sa caméra à 1,5 mètre sous la surface. Après une longue attente, il a eu la chance de photographier l’ours s’approchant du trou, créant une image poignante de la lutte pour la survie dans un environnement hostile.
Les jumeaux Andrea et Maceo Grammatico ont également contribué au concours avec leur photo « Biting Back », qui illustre un serpent Bothrops asper en proie à des moustiques au Costa Rica. Ce serpent, bien que fascinant, est l’un des plus dangereux de la région, responsable d’un grand nombre de morsures chaque année. Les frères racontent avoir capturé cette scène délicate, mêlant beauté et danger.
Dewald Tromp a photographié un caméléon dans le désert du Namib, un environnement extrême où la vie persiste malgré des conditions difficiles. Son image, « Eye of the Storm », montre la résilience de la faune face aux tempêtes de sable fréquentes dans cette région aride.
Bence Mate, avec son œuvre « Flock of Gold », a immortalisé un impressionnant vol de queleas à bec rouge au Kenya, où des milliers d’oiseaux se sont rassemblés pour s’abreuver. Cette scène a captivé Mate, qui a décrit l’expérience comme un mélange d’échelle, de mouvement et de lumière.
Dans une autre perspective, Jens Cullmann a saisi un jeune crapaud-buffle en pleine chasse, tandis que Gil Wizen a photographié un katydide lichen, une espèce rare qui se camoufle parfaitement dans son environnement.
Shane Gross a capturé un banc de carangues aux Seychelles, illustrant l’importance des zones marines protégées pour la biodiversité. Son image, « Calm Amid the Storm », montre ces poissons nageant paisiblement alors qu’une tempête approche, soulignant la fragilité de ces écosystèmes.
Enfin, Loren Elliott a photographié un ours noir se rafraîchissant dans une piscine de jardin en Californie, mettant en lumière les défis croissants de la coexistence entre la faune sauvage et les zones urbaines.
Ces œuvres, parmi tant d’autres, seront réunies dans un ouvrage publié par les éditions Biotope le 15 octobre 2026, célébrant la beauté de la nature tout en rappelant les enjeux de sa préservation.
