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Voitures électriques : BYD, leader mondial, ne voit plus son bénéfice croître.

BYD a réalisé un bénéfice net de 4,08 milliards de yuans (510 millions d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, soit une chute de 55 %, selon un communiqué de l’entreprise diffusé à la Bourse de Hong Kong. Le constructeur a également fait état d’un chiffre d’affaires au premier trimestre de 150,2 milliards de yuans (18,79 milliards d’euros), soit une baisse de 11,8 % sur un an.

Le numéro un du marché des voitures électriques souffre de la concurrence. En effet, le constructeur chinois BYD a annoncé, ce mardi, une baisse de 55 % de son bénéfice net au premier trimestre par rapport à l’année précédente, une chute liée à la vive concurrence en Chine.

Grâce à sa recherche et son expertise dans le domaine des batteries, le groupe est un leader dans l’industrie chinoise des véhicules électriques, qui a pris une avance technologique sur les entreprises occidentales.

Une baisse de 55 % de son bénéfice net

BYD a enregistré un bénéfice net de 4,08 milliards de yuans (510 millions d’euros) durant les trois premiers mois de l’année, ce qui représente une diminution de 55 %, selon un communiqué de presse diffusé à la Bourse de Hong Kong. Ce résultat était attendu, conforme aux prévisions médianes des analystes contactés par l’agence Bloomberg.

La société, située à Shenzhen dans le sud de la Chine, a en outre annoncé un chiffre d’affaires de 150,2 milliards de yuans (18,79 milliards d’euros) pour le premier trimestre, soit une baisse de 11,8 % comparé à l’année précédente.

Concurrence acharnée et guerre des prix en Chine

Malgré une forte expansion à l’international, BYD fait face à une concurrence intense sur le marché chinois, ce qui impacte sa rentabilité.

Des dizaines de marques locales se livrent une bataille sur le marché chinois, mettant en avant leurs technologies, leurs innovations et des promotions, ce qui constitue une véritable guerre des prix qui affecte les bénéfices de BYD.

Le constructeur souffre également d’une consommation des ménages décevante en Chine et de la réduction des avantages liés à l’achat de véhicules électriques.

Pour l’ensemble de l’année 2025, BYD avait enregistré un bénéfice net annuel en recul de 19 %, atteignant 32,6 milliards de yuans (4,07 milliards d’euros), selon un communiqué publié le mois dernier.

L’Europe dans le viseur

Face à cette situation difficile en Chine, un grand nombre de fabricants chinois, y compris BYD, se tournent vers les marchés internationaux.

Bien que les voitures du groupe soient soumises à d’importants droits de douane aux États-Unis, elles continuent de progresser en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient et en Europe.

En mars 2026, BYD a ainsi doublé ses ventes dans l’Union européenne (UE) par rapport à l’année précédente, comme l’a indiqué la semaine dernière l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), malgré les droits de douane de l’UE sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.

James Bond comme ambassadeur

La société chinoise a également lancé, début avril, sa marque de luxe Denza sur le marché européen. Pour renforcer son image, elle a choisi l’acteur américano-britannique Daniel Craig, célèbre pour son rôle de James Bond, comme ambassadeur publicitaire.

Ces résultats financiers de BYD ont été publiés un mardi, lors de la tenue du salon automobile de Pékin, le plus grand du monde, où les marques chinoises de véhicules électriques ont la vedette face à des géants occidentaux moins présents sur ce marché. Plus de 1 400 véhicules sont exposés depuis vendredi jusqu’au 3 mai.