France

Rock en Seine 2026 : fausse polémique après « Fuck Marine Le Pen » et subventions publiques

Lors du concert de Lambrini Girls, un groupe de punk britannique, le festival Rock en Seine a été le théâtre d’une controverse ce samedi 29 août. Sur le grand écran de la scène, un message en rouge s’est affiché : « Fuck Marine Le Pen ». Cette déclaration a rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux, notamment via une vidéo diffusée sur le compte Instagram du festival.

La réaction des élus du Rassemblement National a été immédiate. Ils ont exprimé leur indignation face à ce message, défendant leur présidente et critiquant le festival. De nombreux internautes ont également réagi, remettant en question le financement public de l’événement. Un post, qui a été vu plus d’un million de fois, déclarait : « Désolé mais c’est inadmissible. Quelles que soient nos opinions, à aucun moment un festival de musique public et subventionné n’a le droit de prendre position. » D’autres ont même demandé la suppression des subventions allouées au festival, affirmant que celui-ci était financé par l’argent public.

Cependant, cette affirmation est erronée. En réalité, pour l’édition 2026, Rock en Seine n’a pas bénéficié de subventions publiques. En avril dernier, la région Île-de-France et la ville de Saint-Cloud avaient décidé de ne pas accorder de soutien financier à l’événement, une décision prise suite à la programmation du groupe nord-irlandais Kneecap, qui avait suscité la controverse l’année précédente.

Ce retrait de subventions a eu un impact significatif, privant le festival de 335.000 euros, selon Matthieu Ducos, le directeur de l’événement. Ce dernier a précisé que ces aides comprenaient 295.000 euros de la région et 40.000 euros de la ville de Saint-Cloud. Dans une récente interview, Ducos a confirmé que le festival ne bénéficiait plus de soutien public, les collectivités locales ayant toutes cessé leur aide.

Quant à l’allégation selon laquelle le ministère de la Culture financerait le festival, aucune preuve ne vient étayer cette affirmation. Le ministère n’a pas répondu aux demandes de clarification à ce sujet. De plus, sur le site du festival, le logo du ministère n’apparaît pas dans l’espace dédié aux partenaires, tout comme ceux des collectivités locales.

Il est à noter que le festival s’appuie principalement sur des partenaires privés pour son financement. Ces derniers, selon Matthieu Ducos, cherchent à atteindre le public du festival, ce qui représente environ 20 % du budget global de l’événement.

Au moment de la publication de cet article, Rock en Seine n’avait pas donné suite aux sollicitations de la presse.