
Rentrée scolaire 2026 : 69 % des collèges et lycées ont une équipe enseignante incomplète, selon le Snes-FSU
Le constat est alarmant pour le secteur éducatif en France. Ce lundi, le Snes-FSU, principal syndicat du second degré, a rendu public son enquête sur la rentrée scolaire, révélant une situation préoccupante : « Deux établissements sur trois ont une équipe incomplète, une pénurie généralisée ». Ce rapport, qui s’inscrit dans une série d’analyses menées depuis cinq ans, met en lumière un problème persistant.
L’enquête souligne un écart frappant entre les déclarations optimistes du ministre de l’Éducation et la réalité sur le terrain. En effet, plus de la moitié des collèges et lycées (53 %) se retrouvent sans un professeur pour chaque classe à la rentrée. Ce chiffre inclut non seulement les postes vacants, mais également les remplacements à moyen et long terme, souvent prévisibles. La situation risque de s’aggraver au fil de l’année scolaire, alors que les besoins en remplacements augmentent. Les rectorats, pour leur part, ont choisi de ne pas renouveler un nombre important de professeurs non-titulaires en CDD, aggravant ainsi la crise.
Les difficultés ne s’arrêtent pas aux enseignants. L’enquête révèle également que 17 % des établissements manquent d’au moins un AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), laissant un nombre significatif d’élèves sans accompagnement, malgré une notification officielle. De plus, le manque de psychologues de l’Éducation nationale (Psy EN) est à peine moins préoccupant, avec un taux de 16 % d’établissements concernés.
En somme, 69 % des établissements scolaires affichent une équipe pédagogique et éducative incomplète, selon le Snes-FSU. Ce constat soulève des questions sur la politique éducative actuelle, marquée par une succession de ministres depuis 2022, mais un cap politique constant : le refus de revaloriser les personnels et d’améliorer leurs conditions de travail. Le syndicat dénonce cette situation, affirmant que s’étonner des mauvais classements de la France en matière d’éducation ou de ses résultats médiocres dans les évaluations internationales relève d’une « forme d’hypocrisie insupportable ».
