Que sait-on du principal suspect du meurtre de la collégienne dans l’Aisne ?
Le principal suspect dans le meurtre de Chloé, une collégienne de 14 ans à Fère‑en‑Tardenois, a été interpellé mercredi 6 mai à Soissons et a reconnu avoir porté des coups de couteau tout en niant l’intention de tuer. Des témoignages révèlent qu’il avait menacé la jeune fille par téléphone quelques jours avant le drame, affirmant « Il voulait que Chloé soit à lui ».
Le profil du principal suspect dans le meurtre d’une collégienne de 14 ans à Fère-en-Tardenois (Aisne) commence à se préciser. Interpellé le mercredi 6 mai à Soissons, un jeune homme de 23 ans a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la mort de Chloé, la collégienne. Sans emploi et vivant chez ses parents, il a reconnu avoir été présent lors de l’attaque et avoir porté des coups de couteau, tout en niant avoir eu l’intention de tuer.
Les événements se sont déroulés le matin du 6 mai. La jeune fille, qui se rendait à pied à son collège, a été agressée sur la voie publique. Elle a subi « de nombreuses plaies au niveau du cou » et est décédée sur place. Une enquête a été ouverte pour assassinat et confiée à la section de recherches d’Amiens.
Lors des auditions, le suspect a indiqué avoir eu une relation amoureuse récente avec la victime, se présentant comme son ex-petit ami, ce qui a également été confirmé par certaines amies de Chloé. Les enquêteurs ont rapidement suivi sa trace après le drame, et son profil ainsi que ses liens avec la victime ont guidé leurs investigations. Connue des services de police, il avait déjà été condamné en 2023 pour port d’arme sans motif légitime.
**Des menaces avant l’acte**
Plusieurs témoignages signalent un profil inquiétant. D’après BFMTV-RMC, le suspect aurait menacé la jeune fille par téléphone quelques jours avant le drame. « Il voulait que Chloé soit à lui », indiquent des éléments de l’enquête. Dans Le Parisien, une amie de la victime, Emma, évoque aussi des messages inquiétants du suspect qui lui aurait fait des avances qu’elle a refusées. « On a commencé à s’envoyer des messages, etc. Il a commencé à me faire des menaces parce qu’il voulait sortir avec nous. Donc il a dit qu’il allait me mettre dans un coffre, m’emmener à Paris et me violer, me tuer là-bas avec tous ses potes. J’avais peur qu’il le fasse vraiment », témoigne-t-elle dans une interview à RTL.
D’autres amies de Chloé auraient reçu des messages similaires. Le suspect avait établi un contact avec des jeunes filles via Snapchat et son comportement était jugé violent par certains témoins. Pour sa part, il évoque « une querelle amoureuse » pour justifier son acte, mais selon Emma, malgré une relation conflictuelle et parfois violente, Chloé était sous emprise, l’avait quitté et « était heureuse sans lui » avant le drame.
Les enquêteurs cherchent désormais à clarifier précisément le déroulement de l’attaque et les intentions du suspect. À ce stade, ce dernier reconnaît les faits matériels mais conteste toute volonté de tuer. « Il ne reconnaît pas les faits pour lesquels le parquet veut le poursuivre », a précisé l’avocat du suspect, Me Arnaud Miel, à RTL, rappelant que son client est présumé innocent.

