France

Procès libyen en appel : Sept ans de prison pour Nicolas Sarkozy

Le parquet général a requis de nouveau sept ans d’incarcération contre Nicolas Sarkozy ce mercredi. La décision de la cour est prévue le 30 novembre.


L’ancien président pourrait-il retourner en prison ? Ce mercredi, le parquet général a demandé sept ans d’incarcération pour Nicolas Sarkozy. Le ministère public a également requis six et deux années de prison ferme pour Claude Guéant et Brice Hortefeux, sollicitant à la cour d’appel de valider essentiellement les peines initiales infligées à ces proches collaborateurs de l’ancien président français.

Nicolas Sarkozy avait interjeté appel de sa condamnation à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans cette affaire. Après cette décision du tribunal correctionnel de Paris, il est devenu le premier président à être incarcéré dans l’histoire de la République, ayant passé vingt jours derrière les barreaux suite à cette condamnation de première instance.

Décision fin novembre

La cour rendra sa décision le 30 novembre. Après deux mois d’audience, le procès doit se conclure dans deux semaines, incluant les plaidoiries des avocats des dix prévenus, y compris celles de Nicolas Sarkozy. L’avocat général, Rodolphe Juy-Birmann, a présenté Nicolas Sarkozy comme « le principal, l’unique bénéficiaire », « l’instigateur » de l’association de malfaiteurs « pour lui permettre d’être élu » à l’Elysée, mais n’a pas requis de mandat de dépôt ni d’exécution provisoire contre l’ancien président.

L’un de ses avocats, Christophe Ingrain, a déclaré à la presse : « Nous démontrerons dans quinze jours, lors de nos plaidoiries, la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy. Il n’y a pas d’argent [libyen] dans sa campagne, dans son patrimoine, et pour cause il n’y a pas eu de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye. (…) Nicolas Sarkozy est innocent, son élection n’a pas été biaisée. »

Comme lors du premier procès, le ministère public a demandé aux juges de reconnaître Nicolas Sarkozy coupable de l’ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne présidentielle gagnante de 2007, infractions pour lesquelles l’ancien champion de la droite avait été relaxé.