France

Présidentielle 2027 : Fabien Roussel du Parti communiste annonce sa candidature

Ce dimanche, Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 lors d’une interview diffusée sur TF1. Cette déclaration intervient après une tentative infructueuse lors des élections de 2022. Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a expliqué que sa décision faisait suite à un vote favorable de ses camarades militants, affirmant avoir pris « un choix largement réfléchi » et souhaitant porter « un projet de rupture » pour la France.

Roussel se positionne parmi plusieurs candidats de gauche, qui se retrouvent dans un paysage politique fragmenté. Il devra faire face à des figures comme Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et d’autres participants à la primaire du pôle socialiste et démocratique, tels que Raphaël Glucksmann et Olivier Faure.

« Je connais la France de l’intérieur et je sais les souffrances et les espérances de changement de nos concitoyens, un vrai changement qui va redonner du pouvoir d’achat et respecter les travailleurs. C’est pour cela que j’ai fait ce choix-là avec un programme, un projet de rupture pour notre pays », a déclaré Roussel, soulignant son engagement envers les préoccupations des Français.

À 57 ans, Roussel a récemment perdu son siège de député du Nord en 2024, cédant à un candidat du Rassemblement national. Lors d’un scrutin interne, il a obtenu 72,06 % des voix en faveur de sa candidature, avec une participation de 24.000 militants, bien que 22 % se soient opposés à sa candidature. Roussel a été réélu à la tête du PCF en juillet, recueillant 70,1 % des suffrages, consolidant ainsi son rôle de leader depuis 2018 tout en préparant une campagne à la tonalité résolument communiste.

Son score de 2,28 % lors des précédentes élections, représentant environ 802.000 voix, a été perçu comme un signe du déclin de son parti. Cette performance a provoqué des critiques au sein de La France insoumise, où certains ont accusé Roussel d’avoir contribué à l’échec de Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour. À l’approche de la Fête de l’Humanité prévue du 11 au 13 septembre, les réactions des insoumis à l’annonce de sa candidature ont été particulièrement vives. Mathilde Panot, présidente des députés LFI, a déclaré : « Chacun prend ses responsabilités », tout en espérant que les leçons du passé seraient retenues, évoquant les 420.000 voix manquantes à Mélenchon pour se qualifier.

Roussel a précisé qu’il ne souhaitait pas commenter ses concurrents durant la campagne, tout en présentant quelques-unes de ses propositions, telles que le doublement de la part de l’industrie dans le PIB et l’augmentation de la production d’électricité nucléaire et renouvelable.

« Le problème de la gauche, c’est qu’elle n’est pas majoritaire dans le pays. Ce que je souhaite, c’est pouvoir contribuer à ce qu’elle redevienne majoritaire », a-t-il affirmé. Cependant, des doutes persistent au sein même du PCF, où 22 % des militants se sont opposés à sa candidature. Un élu a exprimé son scepticisme en déclarant : « Cette fois il ne fera même pas 2 %. Le vote utile va jouer à fond ». Selon une enquête récente d’Ipsos/BVA, Roussel est crédité de 2,5 % à 3,5 % des intentions de vote pour le premier tour, bien en deçà des 15 à 17 % prévus pour Mélenchon.