France

Périscolaire à Paris : « C’est le choc » pour un nouvel animateur suspecté de violence sexuelle sur mineur

À quelques jours de la rentrée scolaire, une inquiétude grandissante s’empare des parents du 19e arrondissement de Paris. Ils ont été informés par un courriel que leurs enfants, inscrits cet été dans les centres de loisirs Leman-Belleville, Eugénie Cotton et Georges Thill, ont « potentiellement été en contact » avec un animateur soupçonné d’agression sexuelle sur mineur.

Emilie Rigaber, vice-procureure du parquet de Paris, a confirmé qu’une enquête a été ouverte le 17 août 2026 par la brigade de protection des mineurs, suite à des accusations de « gestes à caractère sexuel » portées par un enfant fréquentant un centre de loisirs. Les investigations sont actuellement en cours.

Les parents, qui ignorent l’identité de l’animateur concerné, ont été conviés à une réunion d’information d’urgence organisée par la Circonscription des Affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) ainsi que par les services de la Direction des affaires scolaires de la Ville de Paris (DASCO). Lors de cette rencontre, à laquelle 20 Minutes a assisté, les organisateurs ont reconnu que cette situation était sans précédent. Ils n’ont pas pu préciser si la victime avait déposé plainte et ont mentionné avoir été contactés par la Brigade de protection des mineurs pour une réquisition concernant un animateur vacataire. Les faits se seraient déroulés le lundi 17 août « au moment de la sieste » dans un centre de ressources accueillant des enfants de plusieurs établissements.

Face à la gravité de la situation, l’animateur a été placé en garde à vue. La DASCO a décidé, par précaution, de retirer cet animateur dès le mardi 18 août, comme l’indique le courriel adressé aux parents. Il est précisé qu’il n’est plus en contact avec des enfants dans une école parisienne.

Alexandra Castel, représentante des parents d’élèves de l’école Georges Thill, a exprimé un sentiment général d’angoisse et de peur parmi les familles. « C’est le choc. Lorsque nous avons reçu le mail, nous nous sommes immédiatement demandé si nos enfants étaient concernés. C’est la consternation, surtout pour des enfants de 3 à 6 ans. Nous nous interrogeons sur la manière dont la rentrée va se dérouler », a-t-elle déclaré.

Consciente des affaires similaires ayant émergé ces derniers mois à Paris et ailleurs en France, elle a néanmoins salué la rapidité d’action de la mairie, qui a fourni les informations disponibles. Cependant, elle a souligné que les circonstances demeurent « floues » et espère obtenir des précisions rapidement.

La CASPE du 19e arrondissement a également exprimé son inquiétude, notant qu’elle ne dispose que de peu d’éléments à ce stade. Elle appelle les parents à rester vigilants quant aux propos de leurs enfants. Par ailleurs, la Ville de Paris a mis en place une cellule d’écoute psychologique pour les parents, spécifiquement dédiée aux questions de violences faites aux enfants.