Nice : Quatre gardes à vue suite à la fusillade mortelle aux Moulins
Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la fusillade à Nice qui a fait deux morts et six blessés, selon le parquet de Marseille ce jeudi. L’enquête sur la fusillade de lundi a été placée sous la direction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.
Dans le cadre de l’enquête sur la fusillade survenue lundi à Nice, laquelle a causé deux morts et six blessés, quatre personnes ont été placées en garde à vue, selon des informations fournies par le parquet de Marseille ce jeudi. D’après Nice-Matin, qui a divulgué cette information, l’un des individus interpelés serait le tireur, qui avait fait irruption sur une trottinette dans une zone très commerciale du quartier sensible des Moulins. Le parquet de Marseille n’a pas souhaité commenter ce détail.
Lundi, en plein après-midi, cet homme, déposé par une voiture avec sa trottinette, avait ouvert le feu par rafales en direction d’un groupe rassemblé devant un café et un magasin de bonbons, tuant Ahmed, 57 ans, et Adilson, entraîneur de football âgé de 39 ans, tous deux pères de famille. Il avait également blessé six personnes, dont trois grièvement, mais toutes étaient hors de danger depuis mardi.
Des violences répétées liées au trafic de stupéfiants
Cette scène de violence extrême a semé la terreur dans tout un quartier, déjà éprouvé par deux incidents similaires dans les mois précédents. D’après le parquet, ces violences étaient systématiquement liées à des luttes pour le contrôle du trafic de stupéfiants, bien que seuls trois des hommes blessés lors de la fusillade de lundi étaient connus pour des faits de ce type.
En octobre 2025, un tireur à bord d’une voiture avait tiré au hasard un soir sur la place des Amaryllis, tuant Oyshkur, père de famille tchétchène de 57 ans, et Rayan, un Niçois de 20 ans. En juillet 2024, un incendie criminel dans un immeuble, attribué à un règlement de comptes, avait coûté la vie à une famille comorienne sans histoire : sept décédés, dont trois enfants et un adolescent.
L’enquête sur la fusillade de lundi est dirigée par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Dans le cadre de l’enquête sur la fusillade d’octobre, cinq suspects avaient été arrêtés et mis en examen dans les semaines suivant les événements.

