France

La députée LFI Sophia Chikirou condamnée pour vol, pas escroquerie.

La députée LFI Sophia Chikirou a été reconnue coupable de vol et condamnée à 8.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, mais a été relaxée des faits d’escroquerie. Elle est également mise en examen dans le dossier du financement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017.


Elle n’était pas présente au tribunal ce lundi lors de l’annonce du délibéré. La députée LFI Sophia Chikirou a été reconnue coupable de vol et condamnée à une amende de 8.000 euros, dont la moitié avec sursis. L’élue d’extrême gauche a cependant été relaxée des faits d’escroquerie pour lesquels elle était poursuivie, a déclaré le tribunal correctionnel de Paris.

La conseillère de Paris, candidate battue aux élections municipales de 2026, a été jugée coupable d’avoir volé des chèques qui n’ont jamais été utilisés. Les faits reprochés à Sophia Chikirou concernent exclusivement Le Média, une webtélé qu’elle avait cofondée et dirigée. Un média au service de LFI qu’elle avait finalement quitté.

L’accusation portait notamment sur une tentative de virement de 67.146 euros des comptes du site d’actualité, qu’elle ne dirigeait plus au moment des faits à l’été 2018. Débarquée, Sophia Chikirou était accusée d’avoir tenté de transférer cette somme vers sa société de conseil de l’époque, Mediascop. Lors de son procès, elle avait accusé Gérard Miller, qui dirigeait alors Le Média. « On me fait passer pour la sorcière, la voleuse, la méchante, c’est trop facile », avait-elle déclaré. Le célèbre psychanalyste est également mis en examen dans une affaire de viols et d’agressions sexuelles.

Le tribunal a par ailleurs noté que « la société plaignante s’était désistée de sa plainte au terme d’un protocole d’accord ». Cependant, il a tout de même décidé de la condamner.

La députée est par ailleurs mise en examen dans le cadre de l’enquête sur le financement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Les magistrats soupçonnent l’existence de surfacturations de certaines prestations réalisées par la société Médiascope de Sophia Chikirou pendant la campagne présidentielle. Ces frais pourraient constituer une escroquerie au préjudice de l’État concernant des dépenses remboursées par des fonds publics.