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Intelligence artificielle : Mastercard projette des machines se payant entre elles.

Mastercard a annoncé le mercredi 10 juin un nouveau protocole, « Agent Pay for Machine (AP4M) », permettant à des agents IA d’effectuer des transactions automatiquement avec l’argent d’utilisateurs. Ces agents pourraient effectuer des transactions entre eux de manière continue et à très haute fréquence, en exécutant des chaînes d’opérations, y compris des microtransactions.


Les intelligences artificielles pourraient bientôt réaliser des paiements entre elles. Mastercard a annoncé ce mercredi 10 juin le lancement d’un nouveau protocole permettant à des agents IA d’effectuer des transactions automatiquement, en utilisant l’argent des utilisateurs. Cette avancée pourrait transformer en profondeur le commerce en ligne et automatiser des achats complets.

Cette innovation repose sur un nom technique : « Agent Pay for Machine (AP4M) ». Concrètement, il s’agit d’autoriser des logiciels autonomes à déclencher et enchaîner des paiements sans intervention humaine directe. « Mastercard imagine un avenir dans lequel les entreprises créent des services que des agents d’IA pourront acheter et utiliser », indique l’entreprise.

Dans ce modèle, les IA ne se limitent plus à faire des recommandations, mais passent à l’action et rapidement. « Ces agents pourraient réaliser des transactions entre eux de manière continue et à très haute fréquence, en exécutant des chaînes d’opérations, y compris des microtransactions ». L’objectif est d’automatiser tout. Un besoin exprimé par un humain serait instantanément converti en une série d’achats. « Cette évolution pourrait ouvrir la voie à une nouvelle vague majeure d’innovations et de nouveaux modèles économiques, où toute entreprise – du travailleur indépendant aux plus grands groupes – pourrait devenir un acteur numérique de premier plan ».

Mastercard présente déjà des applications concrètes. Par exemple, un fleuriste pourrait demander à une IA de concevoir un site web. L’agent se chargerait de tout : acheter le nom de domaine, régler l’hébergement, choisir des images, intégrer des outils de paiement. Le tout sans aucune friction. L’IA « transformera une demande formulée par un humain en une chaîne de transactions exécutées automatiquement entre les prestataires ». En conséquence, des services entiers pourraient être créés et fonctionner sans qu’une personne ne valide chaque achat.

Un autre scénario envisagé concerne la logistique. Un agent IA pourrait organiser un trajet de livraison complet, en réglant divers services nécessaires à l’acheminement des marchandises. Ces usages reposent sur une promesse : accélérer et fluidifier le commerce. Toutefois, une question demeure : jusqu’où faut-il laisser ces agents contrôler nos dépenses ?