Incendies à Los Angeles : le suspect ne visait que les riches, selon l’accusation
Jonathan Rinderknecht est visé par de nouveaux éléments à charge dans l’affaire du « Palisades Fire », l’un des incendies meurtriers qui ont frappé Los Angeles en janvier 2025, causant 12 morts sur un total de 31 victimes. Les procureurs l’accusent d’avoir allumé un premier incendie dans la nuit du Nouvel An 2025, avant qu’il ne reprenne le 7 janvier et contribue à la destruction d’une partie de Pacific Palisades et de Malibu.
À l’approche de son procès prévu le 8 juin, Jonathan Rinderknecht est confronté à de nouveaux éléments à charge dans l’affaire du « Palisades Fire », l’un des incendies destructeurs qui ont ravagé Los Angeles en janvier 2025. Cet incendie a causé 12 décès, sur un total de 31 victimes comptabilisées lors de cette série d’incendies violents.
Selon des documents judiciaires déposés fin avril, le parquet fédéral décrit un chauffeur Uber animé par une colère envers le système capitaliste, a-t-on appris ce lundi 4 mai. Il est soupçonné d’avoir intentionnellement ciblé le quartier de Pacific Palisades, connu pour ses résidences de luxe, dans un cadre de représailles sociales.
Les enquêteurs s’appuient notamment sur son historique de recherches Internet, qui comportait des requêtes telles que « éliminons tous les milliardaires » et « libérez Luigi Mangione ». Ce dernier est un Américain inculpé pour le meurtre du dirigeant d’une grande assurance santé, une affaire ayant suscité de vives réactions aux États-Unis.
Plusieurs témoignages de passagers évoquent un comportement préoccupant. « De nombreux passagers » ont décrit l’accusé comme « en colère, intense, conduisant de manière erratique et ruminant des diatribes où il se disait « furieux contre le monde », mentionnant Luigi Mangione, le capitalisme et l’idée de se faire justice soi-même », selon les documents judiciaires.
Lors d’un interrogatoire en janvier 2025, le suspect aurait affirmé qu’un incendiaire pourrait agir par ressentiment envers les plus riches, estimant que « nous sommes pratiquement réduits en esclavage par eux ». Il aurait également comparé un tel acte à un geste de « désespoir » semblable à celui reproché à Luigi Mangione.
Arrêté en Floride au début d’octobre, cet ancien résident de Pacific Palisades, ayant grandi en France, a plaidé non coupable. Les procureurs l’accusent d’avoir déclenché un premier incendie durant la nuit du Nouvel An 2025, initialement maîtrisé, avant qu’il ne se réengage le 7 janvier, contribuant à la destruction d’une partie de Pacific Palisades et de Malibu.

