« Il est arrivé avec toutes ses affaires » : Attention, le hobosexuel pourrait séduire.
Le terme « hobosexuel » apparaît en 2017 dans Rolling Out, désignant une personne qui sort avec vous dans le seul but d’avoir un endroit où rester, sans véritable intérêt romantique. Dans beaucoup de témoignages, le problème ne se limite pas à un partenaire qui squatte un peu trop longtemps, mais inclut également des aspects d’argent, de dépendance, d’emprise et parfois de contrôle.
L’amour intense et passionné, celui qui défie toutes les normes et qui conduisent à cohabiter dès le premier rendez-vous, est souvent perçu comme un rêve romantique moderne. Cela commence par une forte attirance, avec une personne désireuse de passer tout son temps avec vous, voire de s’installer chez vous. Cependant, cette rapidité peut conduire à des situations complexes. Sur les réseaux sociaux et dans les médias, un terme émerge pour décrire de telles situations : les « hobosexuels ». Bien que certaines vidéos s’amusent de ce concept, les témoignages révèlent une réalité plus sombre.
**Qu’est-ce qu’un « hobosexuel » ?**
Le terme, apparu en 2017 selon le magazine *Rolling Out*, désigne une personne qui engage une relation non pas par intérêt romantique mais uniquement pour disposer d’un toit. Le mot « Hobo », qui signifie « vagabond » en anglais, illustre ce phénomène. Selon *Esquire India*, il existe une fine ligne entre l’idée d’emménager ensemble et celle de « @ccupation » de votre espace, souvent sans réelle consentement. Contrairement à l’image romantique du vagabond, le « hobosexuel » se montre manipulateur, s’infiltrant dans la vie d’autrui, souvent avec une valise et pour une durée bien plus longue qu’une simple nuit.
Au départ, leur présence peut sembler flatteuse, mais des témoignages recueillis par *Urbania* révèlent une autre face : ces individus peuvent agir de manière égoïste, comme l’explique Mélanie, qui témoigne que son partenaire se croyait autorisé à profiter de sa générosité sans contribuer financièrement.
**Les complications du cœur**
Après quelques jours de flirt, une jeune femme a permis à son rendez-vous de rester chez elle après qu’il ait été expulsé par ses colocataires. Ce « pour une nuit » s’est transformé en un séjour prolongé où il a montré des comportements hostiles et manipulateurs. Une autre victime, Geri, illustre une situation similaire, où son partenaire, après avoir prétendu avoir des problèmes de logement, est arrivé avec des affaires encombrantes, créant une situation inconfortable pour elle.
Emma*, interrogée par *20 Minutes*, évoque une méthode utilisée par son ami lors de leurs études : il préférait utiliser Tinder Gold pour établir des connexions et obtenir un logement temporaire. Chloé** a également vu sa meilleure amie manipulée par un jeune homme, qui, en s’installant chez elle, a utilisé le chantage affectif pour contrôler la situation, se révélant ensuite dans une nouvelle relation dans un nouvel appartement.
**Amour et contrôle financier**
Les relations avec des hobosexuels ne se limitent pas à des squats prolongés ; elles peuvent également impliquer des enjeux financiers significatifs, tels que la dépendance ou le contrôle économique. *Urbania* rappelle que forcer son partenaire à supporter des dépenses est une forme de violence économique, intégrée dans le cycle de la violence domestique. Cette dynamique, bien que peu connue, inclut l’exploitation de la situation financière d’un partenaire. Selon *Service Public*, cela se traduit par un affectio émis sous forme de pression financière, ce qui contribue à l’appauvrissement d’une des parties.
Dans le récit de Chloé, sa meilleure amie a porté seule le poids financier du loyer et des courses pour deux personnes. Une autre victime a rapporté avoir perdu entre 5 000 et 6 000 dollars au cours d’une telle relation.
En 2017, le *New York Post* qualifiait déjà les hobosexuels de « plus grand fléau du dating depuis le ghosting ». Une décennie plus tard, cette problématique persiste dans les relations modernes. Alors, la prochaine fois que quelqu’un souhaite passer plusieurs nuits chez vous, il peut être judicieux de se poser les bonnes questions afin que la relation soit bénéfique et pas seulement une question de loyer.

