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Guerre en Ukraine : Zelensky accuse la Corée du Nord, missile russe en Pologne

Vous avez manqué les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous propose un récapitulatif quotidien. Voici l’essentiel de ce jeudi 30 juillet, 1.617e jour du conflit.

Le fait du jour

Une famille a été décimée par une frappe de missile russe qui a détruit leur maison tôt jeudi dans le centre de l’Ukraine. La mort de six membres de cette famille a déjà été confirmée, et l’identification des fragments de corps retrouvés dans les décombres se poursuit, alors que dix personnes se trouvaient à l’intérieur.

Volodymyr Zelensky a déclaré que, selon des informations préliminaires, le missile utilisé par l’armée russe ayant causé cette tragédie était de fabrication nord-coréenne. « À Radouchné, les Russes ont utilisé pour la première fois depuis longtemps un missile venant de Corée du Nord », a-t-il affirmé lors de son allocution quotidienne, précisant que des expertises supplémentaires allaient être menées pour confirmer l’origine du projectile. Le président ukrainien a accusé l’alliance des « ordures moscovites » et du « régime fou de Corée du Nord » de tuer des « enfants ukrainiens ».

Le chiffre du jour

80 km. Varsovie a accusé jeudi Moscou d’être responsable du tir d’un missile qui s’est écrasé en Pologne sans faire de blessés, lors de frappes massives menées sur l’Ukraine. Une forte détonation a ainsi réveillé les habitants de la localité de Tarnawa-Kolonia, située dans la région de Lublin (est), peu avant 04h00, faisant trembler les fenêtres de leurs maisons. Le lieu d’impact du missile se trouve à environ 80 kilomètres de la frontière ukrainienne et de la région de Lviv, ciblée par des frappes russes au même moment.

La déclaration du jour

« La Russie de Vladimir Poutine « prête à une escalade » avec l’Europe ». La chute d’un missile en Pologne, attribuée à un tir russe lors de frappes massives contre l’Ukraine, témoigne de « l’absence totale de scrupules de la Russie », a estimé jeudi le chancelier Friedrich Merz. Pour le dirigeant allemand, la Russie de Vladimir Poutine est « prête à une escalade » avec l’Europe.

La tendance

L’affaire autour du patron de Telegram se poursuit. Ciblé mercredi par une procédure de recherche pour « complicité de terrorisme », il a été inscrit sur une liste des autorités russes recensant les personnes désignées « terroristes » ou « extrémistes ». Pavel Durov, 41 ans, figure désormais sur cette liste établie par les services de surveillance financiers russes.

La Russie affirme que sa messagerie Telegram est utilisée par les services de sécurité ukrainiens à des fins de recrutement. « Les efforts de Telegram dans la lutte contre le terrorisme sont largement documentés. Nous rejetons fermement ces accusations », a répondu jeudi son service de presse dans une déclaration transmise à l’AFP.