Guerre en Ukraine : Poutine défie les Etats-Unis, les frappes russes tuent encore
1. Mardi 23 juin 2026, au 1.580e jour du conflit, les autorités locales ont annoncé que 9 civils ont été tués ce mardi dans le sud et le centre de l’Ukraine après des frappes russes.
2. Le président du Honduras, Nasry Asfura, a déclaré lundi soir envisager l’achat de drones à l’Ukraine pour sécuriser la frontière du pays et mener ses opérations contre le narcotrafic.

Vous n’avez pas suivi les derniers événements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel tous les soirs. Voici les points clés de ce mardi 23 juin 2026, au 1.580e jour du conflit.
Le fait du jour
La Russie, après avoir longtemps pensé que Donald Trump pourrait l’aider à obtenir un cessez-le-feu plus avantageux, déchante. Moscou juge que les États-Unis se sont éloignés de leur fonction de « médiateur impartial » dans les négociations visant à mettre fin à plus de quatre ans de conflit en Ukraine, a déclaré mardi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
« À en juger par leurs actions, les États-Unis semblent abandonner toute prétention au rôle de médiateur impartial et choisissent une voie visant à intensifier la pression des sanctions sur la Russie », a-t-il affirmé devant des diplomates étrangers à Moscou.
Le président américain, habituellement peu enclin à soutenir Kiev, a déclaré la semaine dernière lors du G7 en France que la Russie « devrait parvenir à un accord », et que Washington pourrait réimposer des sanctions qui avaient été levées.
De son côté, le président russe Vladimir Poutine, lors d’une cérémonie au Kremlin mardi, a accusé les membres de l’Otan de se « préparer » à une guerre contre la Russie. « Ils […] augmentent leurs budgets militaires, leurs budgets pour attaquer. En même temps, pour justifier de telles dépenses et la militarisation radicale de leurs États, les dirigeants des pays de l’Otan et de l’UE ont recours, comme auparavant, à des déclarations mensongères sur une supposée menace militaire russe », a déploré Vladimir Poutine.
Le chiffre
9. C’est le nombre de civils tués ce mardi dans le sud et le centre de l’Ukraine à la suite de frappes russes, selon les autorités locales.
A Kryviï Rig, dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), une frappe de missiles russes a causé la mort de deux hommes et d’une femme, blessant également 26 personnes. D’autres attaques russes ont également tué mardi trois civils et blessé six dans le district de Nikopol.
Dans la région de Zaporijjia (sud), la chute de « trois bombes aériennes » russes sur la localité de Marïvka a entraîné la mort d’une femme et deux autres ont été blessées. À Kherson, une attaque russe a également tué une femme dans cette ville du sud de l’Ukraine, située sur les bords du fleuve Dniepr, qui marque la ligne de front dans cette zone.
La déclaration du jour
« Cette situation ne fait qu’un heureux, c’est l’agresseur de l’Ukraine, nous ne devrions donc pas lui faciliter la tâche »
Ces propos sont de Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne. L’Union européenne a souligné mardi que les fortes tensions entre l’Ukraine et la Pologne concernant la mémoire de la Seconde Guerre mondiale risquaient de bénéficier à la Russie.
« Nous avons confiance dans les discussions en cours entre la Pologne et l’Ukraine et nous sommes convaincus qu’une solution sera trouvée », a ajouté Paula Pinho.
Kiev a annoncé mardi que le président Volodymyr Zelensky ne participerait pas à une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine qui se tiendra cette année en Pologne, en raison des tensions avec Varsovie.
Zelensky avait suscité la colère de la Pologne en attribuant à une unité militaire le nom de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale responsable, selon la Pologne, de la mort de plus de 100.000 Polonais.
La tendance
Le président du Honduras a déclaré lundi soir envisager l’achat de drones à l’Ukraine pour sécuriser la frontière de son pays et mener ses opérations contre le narcotrafic. « Avec la technologie qu’elle possède, l’Ukraine peut beaucoup nous aider à sécuriser encore davantage nos frontières et la lutte contre le narcotrafic. C’est une question de sécurité nationale », a affirmé Nasry Asfura à Panama, où se déroule l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA).
Nasry Asfura avait rencontré vendredi à Kiev son homologue Volodymyr Zelensky, qui lui a proposé une coopération en matière de technologies militaires, notamment la fourniture de drones.
