
Guerre en Ukraine : La Russie menace d’attaquer des pays de l’Otan en plein jour
Les tensions entre la Russie et l’OTAN continuent de susciter des inquiétudes croissantes, notamment en ce qui concerne la sécurité des pays européens. Ce jeudi 27 août, au 1.646e jour du conflit en Ukraine, plusieurs médias américains rapportent que la Russie pourrait envisager une attaque contre des nations membres de l’OTAN. Pour tenter de prévenir une escalade, John Ratcliffe, directeur de la CIA, s’est rendu à Moscou mardi dernier afin de dissuader le Kremlin de toute offensive contre l’Alliance atlantique. Les services de renseignement américains estiment qu’une « attaque limitée » pourrait être envisagée.
En réponse à ces allégations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié ces informations d' »histoires alarmistes », affirmant qu’elles ne reflètent en rien la réalité ni les intentions russes. Il a également accusé les pays européens d’adopter une posture « agressive ». Dans le même temps, Donald Trump, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, a déclaré que Vladimir Poutine « n’allait pas attaquer un territoire de l’OTAN ». Une source anonyme au sein des services de renseignement européens a également indiqué qu’il n’y avait pas de risque d’attaque russe contre les pays européens.
Sur le terrain, la situation en Ukraine demeure préoccupante. Ce jeudi, des frappes de drones russes ont causé la mort d’un homme et blessé une dizaine d’autres personnes dans plusieurs régions. À Kharkiv, un homme a été tué lors d’une attaque sur un centre commercial, tandis que des blessés ont également été signalés à Kherson, Odessa et Kiev.
Les autorités russes ont fait état d’une enquête ouverte suite à la mort d’un militaire dans l’explosion d’une voiture en banlieue de Saint-Pétersbourg. Ce militaire, un lieutenant-colonel des forces de défense antiaérienne, a été tué alors qu’il quittait son domicile avec son épouse, qui a également été blessée. Les circonstances de cette explosion, qui a eu lieu en milieu de matinée, restent floues, et l’Ukraine n’a pas réagi à cet incident.
Par ailleurs, quatre pays européens, à savoir la Pologne, l’Espagne, les Pays-Bas et la Suède, ont exprimé leur volonté d’utiliser les avoirs russes gelés dans l’Union européenne pour renforcer le soutien financier à l’Ukraine. Bien que cette option ait été envisagée, elle avait été abandonnée en décembre dernier au profit d’un emprunt de 90 milliards d’euros, garanti par le budget européen. Actuellement, environ 210 milliards d’euros d’avoirs russes sont bloqués dans l’UE depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, et la Belgique, où se concentre la majorité de ces fonds, a exprimé des réserves quant à leur utilisation.
