
Guerre au Moyen-Orient : Washington dévoile le protocole d’accord États-Unis-Iran.
Les autorités américaines ont dévoilé mercredi le texte du protocole d’accord conclu avec l’Iran, dans lequel Téhéran s’engage à réduire ses stocks d’uranium enrichi. Un plan d’au moins 300 milliards de dollars est évoqué pour la reconstruction et le développement de l’Iran, en cas d’accord définitif sur le nucléaire.
Le cadre se dessine. Les autorités américaines ont rendu public mercredi le texte du protocole d’accord établi avec l’Iran, dans lequel Téhéran s’engage à diminuer ses réserves d’uranium enrichi. Cette étape clé est décrite comme décisive par Washington, alors que les deux parties cherchent à avancer vers une signature officielle prévue en Suisse, vendredi.
Concrètement, le texte stipule que les parties devront discuter, dans un délai de 60 jours, d’un mécanisme pour gérer les réserves iraniennes. L’objectif est clairement défini : encadrer leur réduction sous supervision internationale, un compromis que les États-Unis considèrent comme stratégique et qui représente un signal fort de la part de Téhéran.
Une source élevée au sein de l’administration américaine a précisé que les échanges porteront sur une solution « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) ». Cette approche vise à garantir un contrôle sur le programme nucléaire iranien. Washington insiste sur la portée de cet engagement. « Le fait qu’ils acceptent cela constitue une victoire majeure, vraiment majeure, pour les États-Unis d’Amérique », a indiqué ce responsable, y voyant une avancée significative vers la gestion des stocks sensibles.
Cependant, ce cadre reste une base pour les négociations. « Ils affirment que nous allons détruire les stocks d’uranium enrichi, et voici comment nous allons nous y prendre, au minimum », a-t-il expliqué en partageant son interprétation du texte. Autrement dit, tout doit encore être finalisé. Une phase de discussions de deux mois doit désormais s’ouvrir afin de préciser les modalités techniques et politiques de cet accord, un processus crucial pour éviter toute résurgence des tensions.
Parallèlement, les États-Unis proposent un volet économique majeur. Le texte mentionne l’instauration d’un plan d’au moins 300 milliards de dollars dédié à la reconstruction et au développement de l’Iran, en cas d’accord final sur le nucléaire. « Les États-Unis s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan définitif, convenu d’un commun accord, d’un montant d’au moins 300 milliards de dollars », a précisé le responsable américain. Toutefois, Washington demeure prudent quant à son implication directe.
Les autorités américaines veulent clarifier leur position financière. « Notez que cela ne nous oblige en rien à verser ne serait-ce qu’un centime aux Iraniens, ni à contribuer financièrement à ce fonds de reconstruction », a insisté le responsable. En revanche, un assouplissement des sanctions est envisagé. « Ce que cela signifie, c’est que si nous parvenons à un accord définitif et si les Iraniens se conforment à leurs engagements, nous autoriserons l’assouplissement des sanctions », a-t-il précisé, en mentionnant des projets économiques potentiels.
Dès la signature de l’accord, attendue cette semaine, l’Iran pourrait relancer ses exportations de pétrole. Les sanctions seraient ensuite levées progressivement si un accord complet est trouvé à l’issue des 60 jours de négociations. Cet accord vise à mettre fin à un conflit régional ayant causé des milliers de morts depuis février, principalement en Iran et au Liban. La prochaine étape anticipée : la réouverture du détroit d’Ormuz, un enjeu clé pour le transport mondial de pétrole.
