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Guerre au Moyen-Orient : Téhéran accuse les Etats-Unis de « terrorisme économique » menaçant l’économie mondiale.

Un citoyen étranger a été exécuté jeudi en Iran, selon l’agence Mizan, qui représente le pouvoir judiciaire. Sa condamnation est liée à sa participation aux manifestations antigouvernementales qui ont eu lieu en janvier dernier. Les autorités iraniennes ont reconnu plus de 3.000 décès lors de ces événements, attribuant les violences à des « actes terroristes » soutenus par les États-Unis et Israël, tandis que des ONG internationales évoquent un bilan beaucoup plus élevé.

Dans un contexte de tensions croissantes, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement critiqué le plan de sanctions économiques mis en place par le président américain Donald Trump. Il a qualifié ces mesures de prolongement de « politiques vouées à l’échec » et a souligné que le « D-Day économique » américain ne ferait qu’aggraver la crise interne des États-Unis, marquée par une dette record et des coûts d’emprunt en hausse. Araghchi a également affirmé que « le terrorisme économique des États-Unis menace l’économie internationale et la souveraineté des pays du monde entier ».

Mercredi, l’Iran a mis en garde les nations du Golfe, déclarant que toute assistance aux forces américaines serait interprétée comme un soutien direct aux opérations militaires contre la République islamique. Le général Ali Abdollahi, chef des forces armées iraniennes, a précisé que toute aide à l’armée américaine serait considérée comme une participation aux actions hostiles contre l’Iran. En réponse, Donald Trump a menacé de sanctions sévères contre tout État qui permettrait à ses institutions de soutenir Téhéran, promettant de « terribles répercussions économiques » pour ceux qui offriraient une aide à la République islamique.

Les tensions ne se limitent pas aux relations entre les États-Unis et l’Iran. L’Australie a exprimé son indignation après qu’Israël a décidé de clore l’enquête sur la mort de Zomi Frankcom, une humanitaire australienne tuée en avril 2024 à Gaza. La ministre des Affaires étrangères, Penny Wong, a convoqué l’ambassadeur israélien, dénonçant une décision jugée profondément blessante pour la famille de la victime et les travailleurs humanitaires. Bien qu’Israël ait reconnu que la frappe aérienne ayant causé la mort de Frankcom et de six autres bénévoles était accidentelle, l’absence d’une enquête criminelle a suscité des critiques de la part de Canberra.

Dans un autre registre, les répercussions du conflit au Moyen-Orient touchent également la sphère culturelle. À Abou Dhabi, deux festivals prévus avec la participation de Shakira et Christina Aguilera ont été annulés, en raison des tensions persistantes et des tirs iraniens visant les Émirats arabes unis. Malgré une diminution de l’intensité des attaques, la situation demeure instable, perturbant l’organisation d’événements majeurs dans la région.

La rédaction de 20 Minutes reste mobilisée pour fournir des informations sur la situation au Moyen-Orient, où les tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’entre Israël et la Turquie, demeurent particulièrement vives.