Guerre au Moyen-Orient : Israël et Liban prolongent la trêve malgré le Hezbollah
Israël et le Liban ont convenu mercredi de « la mise en œuvre d’un cessez-le-feu » et de la création de « zones pilotes » sous contrôle de l’armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington. Les frappes israéliennes ont tué 3.516 personnes depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et en ont déplacé plus d’un million, selon les autorités.
La trêve au Moyen-Orient parviendra-t-elle cette fois à tenir, contrairement à celle prévue depuis le 17 avril ? La réponse est extrêmement incertaine, alors que les affrontements entre Israël et le Hezbollah persistent. Mercredi, l’État hébreu et le Liban ont néanmoins convenu de « la mise en œuvre d’un cessez-le-feu » et de la création de « zones pilotes » placées sous le contrôle de l’armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington.
Cet accord intervient après que des frappes israéliennes ont causé la mort de neuf personnes au Liban, où le Hezbollah pro-iranien a revendiqué des tirs sur Israël, qui a menacé de frapper la banlieue sud de Beyrouth en réponse à toute attaque contre son territoire.
**Des négociations sans le Hezbollah**
« À l’issue des négociations menées sous l’égide des États-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu », indique la déclaration conjointe des trois parties impliquées dans les discussions. Celui-ci sera conditionné « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah » et à « l’évacuation » de tous les membres du mouvement libanais de la zone située au sud du fleuve Litani, à environ trente kilomètres de la frontière israélienne.
Les parties ont également « convenu de faire avancer rapidement la création de zones pilotes où les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques », faisant référence au Hezbollah, qui rejette, quant à lui, ces négociations. Ces mesures visent à « progresser vers un accord global de paix et de sécurité ».
**La question du Liban freine un accord entre les États-Unis et l’Iran**
« Tous les pays ont réaffirmé que l’avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative d’un État ou d’un acteur non étatique de prendre en otage l’avenir du Liban », précise la déclaration, faisant clairement allusion à l’Iran, accusé de soutenir le Hezbollah et de vouloir relier les deux négociations. Plus tôt, le président américain Donald Trump avait souligné la nécessité de « séparer » les discussions sur le Liban de celles concernant l’Iran, alors que Téhéran perçoit ces questions comme indissociables.
Israël et le Liban ont aussi convenu de se rencontrer à nouveau pour des pourparlers la semaine du 22 juin, en vue d’un « accord global », selon la déclaration.
Les frappes israéliennes ont causé la mort de 3.516 personnes depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d’un million de personnes, selon les autorités. Du côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont perdu la vie au Liban.

