Guerre au Moyen-Orient : Alerte aux drones, défense aérienne active à Téhéran.
Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe s’élevait à 913 le 29 avril. Le prix du baril de Brent, pour livraison en juin, perdait 3,58 % à 113,80 dollars, après être monté plus tôt en séance à 126,41 dollars.

Après deux mois de guerre, 913 bateaux commerciaux recensés dans le Golfe
Le 29 avril, le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe était de 913, deux mois après le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, selon l’entreprise AXSMarine, spécialisée dans le suivi maritime.
En dépit du blocus, certains bateaux ont réussi à sortir : leur nombre dans le Golfe, qui était de 1.114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran, a baissé de 18 %, selon le recensement.
Mercredi matin, plus de 270 pétroliers se trouvaient dans le Golfe, ainsi qu’environ une vingtaine de méthaniers (transportant du gaz naturel liquéfié ou GNL) et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Donald Trump, prêt à ignorer le Congrès et la Constitution
Ce vendredi, Donald Trump atteint l’échéance de 60 jours pour obtenir l’autorisation du Congrès concernant le conflit avec l’Iran. Cependant, son administration a laissé entendre qu’elle ignorerait cette exigence, que les démocrates ontpeu de pouvoir faire respecter.
Selon la Constitution, seul le Congrès a le droit de « déclarer » la guerre. Néanmoins, une loi adoptée en 1973 permet au président de lancer une intervention militaire limitée en réponse à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis.
Ce même texte stipule que si le président engage des troupes américaines pour plus de 60 jours, il doit obtenir l’autorisation du pouvoir législatif, qui est différente d’une déclaration de guerre.
Alerte dans le ciel de la capitale iranienne après des tirs antiaériens
Jeudi soir, Téhéran a connu une montée de tension après l’activation de systèmes de défense antiaérienne, d’après les médias locaux. Les agences Tasnim et Fars indiquent que ces systèmes ont été utilisés pour intercepter de petits aéronefs et des drones de reconnaissance.
Initialement, les médias n’avaient fait que signaler leur activation, sans préciser s’il s’agissait d’un exercice ou d’une réponse à une vraie menace. Par la suite, il a été indiqué que les tirs avaient duré une vingtaine de minutes avant de s’arrêter.
Téhéran fustige un blocus assimilé à une extension des opérations militaires
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a critiqué le blocus naval sur X, le qualifiant de « prolongement des opérations militaires » visant un pays qui a été sanctionné pour sa résistance et son indépendance. Il a également jugé cette mesure « intolérable ».
Israël n’exclut pas de frapper à nouveau pour contenir la menace iranienne
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti jeudi que l’État hébreu pourrait être contraint d’intervenir à nouveau face à l’Iran, pour empêcher toute résurgence d’une menace. Bien qu’il ait salué les « efforts » en coordination avec les États-Unis, il a estimé, lors d’une cérémonie militaire, qu’une nouvelle action pourrait s’avérer nécessaire à court terme pour garantir l’atteinte de ces objectifs.
A l’occasion de la journée nationale « Golfe persique », Téhéran promet un avenir sans les Etats-Unis
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré jeudi que le contrôle du détroit d’Ormuz par Téhéran marquerait le début d’une nouvelle ère régionale, sans influence américaine. Dans un message diffusé sur X à l’occasion de la journée nationale du « Golfe persique », il a affirmé : « Aujourd’hui, en contrôlant le détroit d’Ormuz, l’Iran offrira à lui-même et à ses voisins […] un avenir libéré de la présence et de l’ingérence américaines. »
Mojtaba Khamenei affirme que les Etats-Unis ont connu une « défaite honteuse » après deux mois de guerre
L’ayatollah Mojtaba Khamenei, guide suprême iranien, a déclaré jeudi que les États-Unis avaient subi une « défaite honteuse », dans un message écrit diffusé par la télévision d’État.
« Aujourd’hui, deux mois après le plus grand déploiement militaire et l’agression des tyrans de ce monde dans la région, et après la défaite honteuse des États-Unis, un nouveau chapitre s’ouvre » pour le Golfe et le détroit d’Ormuz, a-t-il indiqué. Il n’a pas fait d’apparition publique depuis son accession au pouvoir, étant toujours convalescent après avoir été blessé lors de frappes.
Au Liban, le président Joseph Aoun dénonce les violations israéliennes de la trêve
Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé jeudi les « violations persistantes » de la trêve par Israël, appelant la communauté internationale à faire pression pour assurer le respect du droit international. Selon un communiqué de la présidence, il a déclaré que les infractions israéliennes continuaient dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu, mentionnant des destructions d’habitations et une augmentation du bilan humain.
Ces propos surviennent alors que de nouvelles frappes israéliennes, qualifiées de meurtrières par un média officiel, ont touché plusieurs localités du sud jeudi. Le président libanais a insisté sur la nécessité d’obliger Israël à respecter les accords en vigueur, notamment en mettant fin aux attaques contre des civils et des équipes de secours, presque deux semaines après l’entrée en vigueur de la trêve le 17 avril.
Le président iranien critique un blocus qui menace la stabilité du Golfe
Le président iranien a condamné jeudi le blocus maritime établi par les États-Unis sur ses ports, le qualifiant de « voué à l’échec » et susceptible d’aggraver les perturbations dans le Golfe. Cette déclaration a été faite alors qu’un responsable de la Maison-Blanche a suggéré que ces restrictions pourraient être prolongées « pendant plusieurs mois ».
Téhéran estime que ces mesures, loin de renforcer la sécurité régionale, exacerbent les tensions et compromettent durablement la stabilité dans le Golfe.
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Les cours du pétrole ont fortement augmenté avant de finalement baisser, jeudi, en raison des tensions autour du détroit d’Ormuz. Jeudi après-midi, le prix du baril de Brent pour livraison en juin, dernier jour de cotation, reculait de 3,58 % à 113,80 dollars, après avoir atteint plus tôt en séance 126,41 dollars, son plus haut niveau en quatre ans.

