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Guerre au Moyen-Orient : Accord signé entre Trump, Pezeshkian, États-Unis et Iran

Les présidents américain et iranien ont signé un protocole d’accord mercredi soir, dans lequel l’Iran s’engage à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions des Etats-Unis. Ce texte prévoit que les Etats-Unis suspendent leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien dès sa signature et s’engagent à lever l’ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d’un accord définitif dans un délai de 60 jours.


Une étape décisive a été franchie pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Les présidents américain et iranien ont chacun signé, mercredi soir, un protocole d’accord dans lequel l’Iran s’engage à diluer son uranium enrichi dans le cadre de futures négociations, en échange de la levée des sanctions imposées par les États-Unis. Téhéran devra également permettre, dans un délai de trente jours, le rétablissement complet de la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Le protocole d’accord, incluant le front libanais, a été signé par Donald Trump, en visite en France, selon un responsable américain. Le texte a été signé par voie électronique et à distance par le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue américain, comme l’a confirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. « Il est désormais temps de mettre à l’épreuve la mise en œuvre de cet accord », a-t-il déclaré.

Téhéran et le Hezbollah propulsent leur victoire

La cérémonie de signature formelle par le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, initialement prévue en Suisse ce vendredi, semble désormais obsolète, selon Téhéran. Esmaïl Baghaï a en effet précisé qu’elle n’avait « pas vraiment sa place » dans les plans iraniens.

Téhéran voit cette signature comme une victoire. « Cet accord acte l’échec des États-Unis » face à l’Iran, a ainsi affirmé mercredi soir Mohammad Bagher à la télévision d’État. Dans le même esprit, le secrétaire général du Hezbollah chiite libanais pro-Téhéran, Naïm Kassem, a qualifié cet accord de « grande victoire » pour l’Iran, remerciant ce dernier d’avoir veillé à y inclure le front libanais.

Dans un message télévisé, Naïm Kassem a également appelé à « tirer profit » de cet accord pour « expulser Israël » du Liban, pays impliqué dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes contre Israël le 2 mars pour soutenir l’Iran. Il a également exhorté le gouvernement libanais à mettre fin aux négociations directes avec Israël, engagées depuis avril sous l’égide de Washington. Le président libanais Joseph Aoun avait précédemment assuré que le processus était « indépendant » de l’accord américano-iranien.

Des négociations en vue d’un accord définitif

Le texte du protocole d’accord signé mercredi prévoit que les États-Unis suspendent, dès sa signature, leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien. Ils s’engagent également à lever l’ensemble de leurs sanctions contre Téhéran en cas de conclusion d’un accord définitif, à l’issue d’une période de négociations de 60 jours.

Au cours de ces deux mois, les deux pays discuteront d’un mécanisme pour traiter les stocks iraniens « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) », a souligné un responsable américain, faisant des déclarations sur une « victoire majeure » pour Washington.