France

Grève EasyJet : « Le prix des vacances multiplié par deux » pour ces voyageurs bloqués.

Des milliers de voyageurs se retrouvent confrontés à une situation chaotique en raison d’une grève du personnel de cabine d’EasyJet, qui a entraîné l’annulation de nombreux vols ce week-end. Manuel, un père de famille de 40 ans, illustre parfaitement cette réalité. De retour de vacances en Corse, il a vu son vol entre Figari et Lyon, prévu pour samedi matin, annulé. « La maison commence à nous manquer », plaisante-t-il, bien que son ton jovial ne cache pas l’angoisse de la situation.

Selon William Bourdon, représentant du syndicat SNPNC-FO, « 98 vols ont été annulés sur le week-end, dont 47 samedi et 51 dimanche », représentant plus de la moitié des vols initialement programmés. Cette grève, qui a été déclenchée après l’échec des négociations entre l’intersyndicale d’EasyJet France et la direction concernant l’amélioration des conditions de travail, met en lumière des problèmes persistants tels que l’instabilité des plannings et les changements de dernière minute.

Manuel, après avoir été informé de l’annulation de son vol, a tenté de joindre la compagnie aérienne. Sa patience a été mise à l’épreuve, car il n’a reçu qu’une réponse vague. « Soit on devait patienter jusqu’au 19 août, soit rentrer par nos propres moyens en envoyant plus tard nos factures », explique-t-il. Finalement, il opte pour la deuxième option. Après des heures passées à errer dans Ajaccio sous une chaleur accablante, il embarque avec sa famille sur un ferry à minuit en direction de Nice. Arrivés dimanche matin, ils prévoient de continuer leur voyage en train.

D’autres voyageurs, comme Stéphanie et son amie Véronique, se retrouvent également dans une situation délicate à Tenerife, en Espagne. Elles doivent rapidement trouver un nouveau vol, car Véronique doit retourner d’urgence auprès d’un proche malade. Après de nombreuses recherches, elles réussissent à réserver un vol vers Paris avec la compagnie Transavia, mais cela implique des frais supplémentaires et une nuit d’hôtel à Paris avant de pouvoir rentrer à Nantes.

Les coûts engendrés par ces changements de dernière minute sont conséquents. Manuel estime que le surcoût de son voyage pourrait atteindre 2.000 euros par couple, alors qu’il avait prévu de reprendre le travail dès lundi. « On multiplie par deux le prix de notre séjour », déplore-t-il, tandis que Stéphanie évoque des dépenses similaires, ajoutant que le vol de retour lui coûte près de 1.000 euros. Les deux femmes craignent également de ne pas être remboursées, le flou entourant les procédures de réclamation d’EasyJet ajoutant à leur angoisse. Dans l’attente de solutions, elles se préparent à monter un dossier de réclamation une fois rentrées chez elles.