France

Fresque du climat : l’association en difficultés financières placée en sauvegarde

La Fresque du climat, une association engagée dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux, a récemment annoncé son placement en procédure de sauvegarde. Cette décision, prise par le tribunal des activités économiques de Paris le 20 juillet, fait suite à des difficultés financières rencontrées par l’organisation. Un administrateur a été désigné pour superviser cette procédure.

Une porte-parole de l’association a exprimé : « Nous avons choisi ce placement en sauvegarde pour nous donner une chance de mieux aborder l’avenir. Mais nous restons confiants, et nos ateliers continuent. » Cette déclaration fait écho à une information précédemment rapportée par le journal Le Monde.

La procédure de sauvegarde vise à assurer la continuité des activités, la préservation des emplois et le règlement des dettes. À l’issue de cette démarche, un plan de sauvegarde pourrait être mis en place, tandis qu’un échec pourrait conduire à un redressement judiciaire ou à une liquidation. Sur LinkedIn, l’association a précisé que cette « procédure collective volontariste a pour objectif de permettre à l’association […] de pérenniser sa mission ».

L’association a également souligné que cette initiative devrait lui permettre de « renforcer durablement notre organisation, faire évoluer notre modèle » tout en affirmant que cela « ne remet en aucun cas en cause notre mission en France et dans le monde ».

Fondée en 2015, La Fresque du climat est à l’origine d’ateliers éducatifs sur les causes et conséquences du réchauffement climatique. Elle revendique avoir sensibilisé près de 2,5 millions de personnes à travers plus de 100 000 « fresqueurs » dans 170 pays et 45 langues.

Après avoir généré 8 millions d’euros de revenus en 2023, l’association prévoit une chute de 35 % de ses revenus en 2024, qu’elle attribue à une diminution des préoccupations climatiques et à la réduction des budgets des entreprises qui financent ses formations. Suite à une réduction de ses effectifs, l’association ne compte plus que 12 salariés et ne reçoit aucune aide de l’État. Elle rappelle que « alors que les épisodes de chaleur extrême et les impacts du dérèglement climatique nous rappellent chaque jour l’urgence d’agir, notre mission reste plus essentielle que jamais : donner à chacun les clés pour comprendre et passer à l’action ».