Free party près de Bourges : Laurent Nuñez veut « mieux réprimer » les teufs
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu ce dimanche sur le site d’une free party géante près de Bourges pour afficher la détermination du gouvernement à « mieux réprimer » ce type de « rassemblements musicaux illégaux. » Présenté fin mars en Conseil des ministres, le projet de loi Ripost ferait de l’organisation d’une rave party non déclarée un délit puni de 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende.
Il n’est pas venu pour danser ou faire la fête, mais pour affirmer la fermeté du gouvernement. Alors qu’une grande free party est organisée depuis vendredi sur un terrain militaire près de Bourges (Cher), le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait une visite sur place ce dimanche pour marquer la volonté de l’exécutif à « mieux réprimer » ce type de « rassemblements musicaux illégaux. » Cette visite se déroule en réponse aux organisateurs qui ont choisi délibérément ce site, proche de la ville natale du ministre, pour protester contre la politique répressive de l’État envers les free parties et un projet de loi restrictive en cours d’examen au Parlement.
« Organiser une rave-party maintenant ce sera un délit puni de 2 ans d’emprisonnement » a affirmé Laurent Nuñez sur Twitter, faisant référence à ce Teknival qui se tient sur un site militaire.
« Cette revendication ne fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d’organisations sauvages que nos concitoyens ne comprennent pas, » a indiqué le ministre après avoir inspecté les mesures prises par les autorités. « Ça ne fait que renforcer ma conviction de continuer à porter le projet de loi qui s’appelle Ripost, » a-t-il ajouté.
Le projet de loi, présenté fin mars en Conseil des ministres, propose de considérer l’organisation d’une rave party non déclarée comme un délit passible de 2 ans de prison et d’une amende de 30.000 euros. Un délit de participation à de tels événements serait également établi. Ce texte suit la même logique que la proposition de loi 1133 de la députée Horizons Laetitia Saint-Paul, adoptée à l’Assemblée et qui doit encore être discutée au Sénat. Cette dernière texte prévoit une peine de six mois d’emprisonnement et une amende de 30.000 euros pour sanctionner « le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement » d’une rave-party non déclarée ou interdite.
Le ministre a rencontré des agriculteurs, des riverains et des élus locaux, et a souligné « les nuisances » causées par ce type d’événements « qui n’obéissent à aucune règle juridique. » « Pour que ça ne se reproduise plus, il faut durcir les sanctions, » a-t-il déclaré, ajoutant que 600 verbalisations avaient déjà été effectuées et que « tous ceux qui sortent de ce Teknival » seraient « verbalisés à double titre », pour avoir pénétré sur un terrain militaire et avoir participé à un rassemblement illégal.

