Des enquêteurs financiers ne sont pas à l’Élysée pour un marché public
Des enquêteurs de la brigade financière et anticorruption de la police judiciaire de Paris se sont rendus au palais présidentiel mardi matin dans le cadre d’une enquête sur les conditions d’attribution des cérémonies d’entrée au Panthéon à une même entreprise. D’après le parquet national financier, les investigations n’ont pas permis aux enquêteurs et magistrats d’accéder à l’Elysée en raison de l’article 67 de la Constitution sur l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République.
Visite inattendue à l’Elysée ce mardi matin. Des enquêteurs financiers se sont dirigés vers le palais présidentiel dans le cadre d’une enquête sur les modalités d’attribution des cérémonies d’entrée au Panthéon à une même entreprise, a déclaré l’AFP selon une source proche du dossier, confirmant une information du Canard Enchaîné.
Ces enquêteurs proviennent de la brigade financière et anticorruption de la police judiciaire de Paris, née de la fusion en juin de la brigade de la répression de la délinquance économique et de la brigade financière, qui se sont donc rendus mardi au Palais de l’Elysée, a ajouté cette même source.
Cependant, selon le parquet national financier, les enquêteurs et les magistrats chargés des investigations n’ont pas reçu l’autorisation d’accéder à l’Elysée. Ils ont été informés que l’article 67 de la Constitution imposait « l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République », a précisé le procureur de la République financier, Pascal Prache, dans un communiqué.
D’après l’hebdomadaire satirique, les enquêteurs s’interrogent sur la sélection de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des personnalités éminentes du pays depuis 22 ans. Chaque panthéonisation aurait coûté à l’État « autour de 2 millions d’euros », selon les estimations du Canard.

