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« DARA, gagnante de l’Eurovision, dévoile son combat dans son journal intime »

DARA, la chanteuse bulgare de 27 ans, a récemment marqué l’histoire de la musique en remportant l’Eurovision 2026 à Vienne, un événement qui a bouleversé sa vie. Dans son journal intime, elle avait esquissé, le 3 mars, une image d’elle-même brandissant un trophée avec l’inscription « Eurovision Winner ». Deux mois plus tard, cette vision est devenue réalité. Sa victoire a propulsé sa carrière à un niveau international, avec sa chanson « Bangaranga » qui a dépassé les 50 millions de streams sur Spotify et a figuré parmi les succès de l’été.

DARA, qui a fait ses débuts il y a dix ans sur le plateau de « X Factor » en Bulgarie, a vu sa popularité exploser après sa victoire. Sa chanson a atteint des sommets dans plusieurs pays, se classant n°1 en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Turquie, en Lituanie et en Croatie, et intégrant le Billboard Global 200, un exploit sans précédent pour une artiste bulgare.

Cette réussite a suscité une vague de fierté nationale. Elle a été honorée par le Premier ministre Roumen Radev et a reçu la clé de la ville de Sofia, ainsi que le titre de citoyenne d’honneur dans plusieurs localités. La Bulgarie prévoit même d’accueillir l’Eurovision 2027 à Bourgas, un projet qualifié de « priorité nationale ».

Cependant, DARA a également dû faire face à des critiques virulentes avant sa victoire. Elle évoque la peur que lui inspire l’amour de ses fans, se remémorant des moments où des admirateurs l’ont approchée en larmes après son retour de l’Eurovision. Elle a traversé une période difficile, se sentant rejetée par son propre pays. « Pour comprendre où j’en suis maintenant, il faut connaître le combat que j’ai mené contre mes angoisses », confie-t-elle.

Avant de remporter le concours, DARA a commencé à écrire quotidiennement « Je vais gagner l’Eurovision », une affirmation qui semblait presque irréaliste à l’époque, alors que la Bulgarie n’avait pas participé depuis 2022. En octobre, la chaîne BNT l’a contactée pour l’inviter à représenter son pays, et elle a remporté la sélection nationale en janvier.

Malgré les menaces et les critiques, elle a trouvé du soutien dans son entourage et a décidé de poursuivre son rêve. Après avoir choisi sa chanson, elle a déménagé à Athènes pour se préparer intensément pendant trois mois. Sa routine quotidienne comprenait des séances de course, des exercices de méditation et des répétitions de sa performance.

À Vienne, DARA a ressenti une connexion profonde avec le public, se décrivant comme dans une « bulle » d’amour et de paix. Elle a remporté le concours avec une performance qui a captivé à la fois le jury et le public. « J’ai toujours aimé relever des défis », déclare-t-elle.

Actuellement, DARA travaille sur un nouvel album en anglais, qu’elle prévoit de sortir prochainement. Elle souhaite que sa visibilité internationale ouvre des portes pour d’autres artistes bulgares, soulignant la difficulté de percer dans l’industrie musicale en provenance des Balkans. Elle espère que son succès pourra inspirer d’autres jeunes talents.

Dans son journal, elle écrit désormais des objectifs ambitieux : « Je vais gagner un Grammy. Mon album est numéro 1. Coachella, hello ! » DARA semble déterminée à continuer à réaliser ses rêves tout en soutenant la scène musicale bulgare.