FranceSport

Coupe du monde 2026 : Penalty oublié pour le Ghana, Messi pas expulsé… Que fait la VAR ?

Le Ghana a obtenu quatre points en deux matchs dans le groupe L de la Coupe du monde 2026. Après les 40 premiers matchs du tournoi, la VAR est intervenue 13 fois et l’arbitre central a été appelé à vérifier son écran à six reprises seulement.


Avec quatre points en deux rencontres, le Ghana a réussi à franchir un cap dans le groupe L de la Coupe du monde 2026. Toutefois, Carlos Queiroz, l’entraîneur des Black Stars, exprime des réserves sur l’arbitrage du match contre l’Angleterre (0-0). En conférence de presse, il a choisi d’utiliser l’ironie face à la décision de la VAR qui n’a pas alerté l’arbitre concernant une intervention d’Ezri Konsa sur le genou de Prince Adu, qui avait été déséquilibré devant Jordan Pickford.

« La VAR fonctionne ? J’ai des doutes », a-t-il déclaré. « Les Anglais sont très chanceux que la VAR soit partie prendre un café. C’était un penalty évident. » Wayne Rooney, ancien capitaine des Three Lions, a reconnu sur la BBC que le Ghana aurait dû bénéficier d’un penalty, tout comme l’ex-arbitre Darren Cann. Mais que s’est-il réellement passé ?

### La polémique Messi-Mandi

Les arbitres, basés à Miami, assistent à des briefings quotidiens supervisés par Pierluigi Collina. Massimo Busacca, directeur de la sous-division de l’Arbitrage de la FIFA, a encouragé les arbitres à avoir le courage de prendre des décisions. « Dieu merci, nous avions quelqu’un à Dallas », a-t-il ajouté, en référence au centre international de diffusion où se trouvent les arbitres vidéo.

Dans ce centre, un mur couvert d’écrans et de nombreux boutons permettent de surveiller le jeu. Le début du tournoi a cependant révélé des failles. Le match Angleterre-Ghana a suscité des discussions, tout comme la confrontation entre l’Argentine et l’Algérie.

À la 30e minute, Lionel Messi a miraculeusement échappé à un carton rouge après une très dangereuse semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi. Bien que son geste ait été involontaire, son absence d’intervention de la VAR a fait sourciller plus d’un observateur. La Fédération algérienne a d’ailleurs fait part de son mécontentement à la FIFA.

### Moins de fautes sifflées

Il n’y a pas eu d’intervention non plus lors du match Norvège-Sénégal, lorsque David Møller Wolfe a frappé Idrissa Gueye avec un coude dans la surface, ni sur la main de Grant Hanley dans sa surface face à Haïti. Même lorsqu’il y a eu intervention, comme dans le cas de la faute évidente de Sadio Mané sur Kylian Mbappé lors de France-Sénégal, l’arbitre central n’a pas suivi l’indication.

La « team camion » a en effet beaucoup à gérer avec l’extension des compétences de la VAR : les arbitres vidéo peuvent désormais se prononcer sur un deuxième carton jaune ou corriger des erreurs d’identification de joueurs sanctionnés, y compris lorsque des corners sont accordés à tort. Toutefois, cette gestion pose question.

Une partie de l’explication réside probablement dans les directives de la FIFA. Au cours des douze premiers jours de compétition, la moyenne des fautes a atteint 22 par match, contre 27 lors de la Coupe du monde au Qatar. Les arbitres ont reçu pour instruction de laisser plus de continuité dans le jeu pour favoriser le rythme, au détriment de l’intervention fréquente.

La BBC a relevé que lors des 40 premiers matchs du tournoi, la VAR a été sollicitée 13 fois, et l’arbitre central n’a été appelé à vérifier son écran que six fois. Ces chiffres sont analogues à ceux observés en Premier League. Les équipes devront donc s’adapter à cette nouvelle réalité.