France

Carburants : Emmanuel Macron envisage une « pénurie » en France depuis Athènes

Le président Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France. La hausse de l’inflation dans la zone euro a été révisée en hausse en mars, atteignant 2,6 % sur un an, son plus haut niveau depuis juillet 2024.


Pas un « scénario du pire ». Le président Emmanuel Macron a déclaré samedi à Athènes que la guerre au Moyen-Orient ne laisse « envisager aucune pénurie » de carburant en France, et a mis en garde contre les scénarios susceptibles de provoquer des « comportements de panique ».

« La situation est contrôlée »

Patrick Pouyanné, le directeur de TotalEnergies, avait estimé vendredi que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, se prolongeait « encore deux ou trois mois », la France entrerait alors « dans une ère de pénurie énergétique ». Répondant à cette hypothèse lors d’une conférence de presse dans le cadre de sa visite à Athènes, le président français a déclaré : « On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter. »

Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». Emmanuel Macron a estimé que « bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes ». Il a ajouté : « Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », en dépit de son impact sur les prix, et a affirmé qu’« aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie ».

Une hausse de l’inflation

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz – où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, à laquelle s’ajoute le blocus imposé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.

Ce conflit a également entraîné une augmentation de l’inflation dans de nombreuses régions, en particulier dans la zone euro, où elle a été révisée à la hausse en mars, atteignant 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, un pic depuis juillet 2024.

Cette augmentation représente une forte progression par rapport à février, où l’inflation était de 1,9 %, avec les prix ayant été tirés vers le haut le mois dernier par le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole et du gaz.