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Au Brésil, garde partagée pour chiens et chats en cas de divorce.

Le Brésil a promulgué une loi encadrant la garde partagée des animaux de compagnie en cas de divorce, adoptée par le Congrès fin mars. Cette législation prévoit que, en l’absence d’accord entre les ex-conjoints, le juge devra déterminer la répartition du temps et des responsabilités liées à l’animal, tout en excluant la garde partagée en cas de violence conjugale ou de maltraitance.


Après les enfants et les biens matériels, les animaux de compagnie entrent officiellement dans les procédures de séparation au Brésil. Le gouvernement a promulgué une loi inédite régissant la garde partagée des chiens, chats et autres compagnons domestiques en cas de divorce ou de rupture.

Adopté par le Congrès fin mars, le texte stipule qu’en l’absence d’accord entre les ex-conjoints, le juge devra décider en privilégiant une répartition équitable du temps et des responsabilités liés à l’animal. Il s’agit d’une petite révolution juridique qui consacre le statut affectif des animaux au sein des foyers brésiliens.

Selon cette nouvelle loi, un animal ayant vécu principalement au sein du couple sera considéré comme un « bien commun », ouvrant la voie à une garde partagée. Concrètement, le magistrat devra déterminer chez qui l’animal vivra à tour de rôle, en prenant en compte plusieurs critères : conditions de logement, disponibilité des propriétaires, capacité à s’en occuper et, surtout, le bien-être de l’animal.

La question financière n’est pas omise dans toute séparation. Les frais courants (notamment l’alimentation et l’hygiène) seront pris en charge par la personne qui héberge l’animal durant sa période de garde. En revanche, les dépenses exceptionnelles, telles que les soins vétérinaires ou les médicaments, devront être partagées entre les deux parties.

La loi ne fait pas preuve de sentimentalité aveugle. Elle prévoit des exceptions strictes : en cas de violence conjugale ou de maltraitance animale, la garde partagée est exclue. L’auteur des faits perd tout droit sur l’animal, sans indemnisation, tout en restant responsable des frais engagés. Une autre disposition notable prévue par le législateur brésilien est que le non-respect répété des règles fixées par la justice peut entraîner la perte définitive de la garde, renforçant ainsi le caractère contraignant du dispositif.

Cette nouvelle législation illustre l’évolution des sociétés urbaines, où les animaux occupent une place de plus en plus centrale dans la vie familiale. Elle répond également à une augmentation des litiges impliquant des animaux de compagnie lors des séparations, jusqu’alors traités de manière disparate par les tribunaux.

Avec cette réforme, le Brésil rejoint un nombre croissant de pays reconnaissant que, pour beaucoup, chiens et chats ne sont plus de simples biens, mais de véritables membres de la famille, même lorsque celle-ci se sépare.