
Canicule et restrictions sur l’eau potable touchent presque toute la France
L’éclipse solaire prévue ce mercredi en fin de journée promet d’attirer de nombreux curieux, mais il est essentiel de se préparer adéquatement. En plus des lunettes spéciales, il sera nécessaire de se munir de casquettes et de bouteilles d’eau. En effet, la canicule s’intensifie et touche désormais presque toute la France, alors que le gouvernement s’efforce de trouver des solutions face à la sécheresse alarmante qui sévit.
À partir de midi, 78 départements, allant du sud à l’ouest, en passant par la Normandie, l’Ile-de-France et les Vosges, seront placés en vigilance orange pour canicule. Selon le bulletin de Météo-France diffusé à 6 heures, les températures maximales dans ces zones varieront entre 36 °C et 39 °C. Seules quelques régions du nord-est et des zones en altitude seront épargnées par cette chaleur accablante.
La journée de jeudi s’annonce également brûlante, avec des températures dépassant les 35 °C. Dans des secteurs allant du Centre-Val-de-Loire à la Nouvelle-Aquitaine, les valeurs pourraient atteindre entre 38 °C et 40 °C, tandis qu’en Île-de-France, elles approcheront les 38 °C. Un soulagement n’est pas attendu avant le week-end.
Cet épisode de chaleur extrême s’inscrit dans la continuité d’une vague de chaleur débutée le 28 juillet, qui avait d’abord principalement touché le sud du pays. Il s’agit de la troisième vague de chaleur de l’été, après celle particulièrement intense de fin juin et celle qui a duré du 4 au 19 juillet, parmi les plus longues que la France ait connues. Un épisode caniculaire précoce avait également eu lieu fin mai.
La sécheresse des sols, exacerbée par ces températures élevées et le manque de précipitations, atteint des niveaux alarmants. Au 6 août, Météo-France a signalé que la sécheresse des sols est à des niveaux records sur l’ensemble du territoire. Selon l’Office français de la biodiversité (OFB), la situation des petits cours d’eau est « la plus critique jamais enregistrée à cette période » de l’année.
Les restrictions sur l’eau potable concernent désormais les résidences de 62 millions de personnes, soit 94 % de la population métropolitaine, d’après les données de VigiEau. Début août, près des deux tiers des nappes phréatiques, qui constituent les principales réserves d’eau, affichent des niveaux inférieurs aux normes habituelles.
Pour faire face à cette crise, le ministère de la Transition écologique tiendra ce mercredi une réunion du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) avec les préfectures de région. L’ordre du jour portera sur un état des lieux de la sécheresse et ses conséquences sur l’agriculture et la biodiversité, ainsi que sur le partage d’expériences concernant les mesures à mettre en place pour renforcer l’anticipation et la résilience des territoires face aux tensions liées à l’eau.
