Bientôt un « bouton d’alerte » pour signaler des arrêts maladie douteux
Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a déclaré qu’il y a plus de 9 millions d’absences par an en France, ce qui coûte 18 milliards d’euros à la Sécurité sociale et augmente d’un milliard d’euros par an. Il a annoncé le lancement d’un « kit de prévention » pour les entreprises et d’un « bouton d’alerte » pour signaler les absences répétées d’un salarié, avec des contrôles renforcés avant la fin de l’année.
« C’est devenu un gros problème en France effectivement. » Lors de la matinale de TF1 ce jeudi, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a exposé la stratégie du Gouvernement pour combattre l’absentéisme au sein des entreprises. « Il y en a plus de 9 millions par an, ce qui représente 30 000 absences par jour. Cela augmente, cela coûte 18 milliards d’euros à la Sécurité sociale et cela augmente d’un milliard d’euros chaque année, donc les enjeux sont considérables », a-t-il affirmé.
Pour y remédier, le ministre a annoncé le lancement d’un « kit de prévention » pour les entreprises, ainsi que d’un « bouton d’alerte » que les employeurs pourront activer auprès de la Sécurité sociale en cas d’absences répétées d’un salarié. Ce dispositif pourra être utilisé « en cas de situation douteuse sur l’absence d’un salarié » et « sera en place avant la fin de l’année », a assuré Jean-Pierre Farandou, précisant que les contrôles seront également renforcés.
« Pas de tabou » sur les jours de carence
« Un chef d’entreprise, c’est le cas aujourd’hui mais cela sera plus facile et plus direct, pourra solliciter la caisse nationale d’assurance maladie pour déclencher des contrôles », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la possibilité d’un allongement des jours de carence, le ministre a indiqué que « toutes les pistes sont ouvertes. » « Il n’y a pas de tabou mais il faut passer par le dialogue social. Ce ne sont pas des choses que le gouvernement décidera tout seul, ça passera d’abord par les partenaires sociaux », a-t-il conclu.

