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Axel Allétru : le para-athlète ne cesse de repousser ses limites.

Axel Allétru est l’auteur du documentaire « Holeshot : un virage sur la vie » diffusé sur Canal+. Il prépare un défi de triathlon pour 2026, une discipline qu’il considère comme très complète et symbolique.

Avez-vous déjà vu son documentaire « Holeshot : un virage sur la vie » diffusé sur Canal+ ? Axel Allétru est l’homme derrière les nombreux défis #Jepeux sur les réseaux sociaux. Suite à un grave accident survenu lors d’un Grand Prix, cet ancien pilote de motocross professionnel reconstruit son existence grâce au sport.

Dans un entretien avec 20 Minutes, il partage son parcours marqué par le défi personnel et la résilience.

Comment avez-vous vécu votre accident ? Est-ce que vous imaginiez encore continuer le sport ?

Au départ, cela a été un choc immense. À 20 ans, quand on vous annonce que vous ne remarcherez sans doute plus, c’est un peu comme si le monde s’écroulait. Mais assez rapidement, le sport est revenu dans mon esprit car c’était ce qui m’animait depuis toujours. Il m’a surtout aidé mentalement à garder un objectif et à avancer.

Quel a été le déclic principal pour croire encore en vous, la passion du sport ou l’envie de montrer que « c’est possible » ?

Je crois que c’est un mélange des deux. Il y avait bien la passion du sport, mais aussi ce désir de ne pas subir ma vie et de prouver qu’il est possible d’accomplir des choses malgré un handicap.

Avez-vous rencontré des obstacles, même mentaux, ou des envies d’abandon ? Si oui, comment avez-vous géré ces pensées ?

Oui, cela a été inévitable. J’ai traversé des moments difficiles, des périodes de doute et de fatigue mentale. Ce qui m’a aidé, c’est d’avancer étape par étape sans trop regarder loin devant. Il fallait se concentrer sur le prochain objectif, même s’il était petit.

À l’heure où beaucoup se lancent dans des marathons, des ultra-trails et autres défis impressionnants, pensez-vous que tout le monde « peut tout faire ?

Non, je ne crois pas que tout le monde puisse faire n’importe quoi, et ce n’est pas un problème. Chacun a ses propres capacités, limites et parcours. Le plus essentiel, c’est de progresser par rapport à soi-même.

Il est crucial d’écouter son corps et de rester lucide. Aspirer à progresser est positif, mais cela ne doit pas devenir une obsession au détriment de sa santé ou de son équilibre.

D’où vient l’idée du challenge « Je Peux » et qu’est-ce que cela représente pour vous ?

L’idée est née naturellement de mon parcours. Après avoir entendu « c’est impossible » si souvent, j’ai ressenti l’envie de montrer qu’on peut souvent réaliser plus que ce que l’on pense. Pour moi, « Peux » ne signifie pas que l’on peut tout faire, mais surtout qu’il faut oser essayer.

Pour 2026, pourquoi avoir choisi le défi du triathlon ?

Le triathlon est une discipline très complète et elle est symbolique pour moi. La natation a joué un rôle majeur dans ma reconstruction, le vélo symbolise la liberté, et la course reste un grand défi personnel. C’est un projet qui me motive énormément.