Au tribunal, « MsieurLeProf » partiellement relaxé pour « l’ex plus beau métier du monde »
William Lafleur a été partiellement relaxé ce mardi à Toulouse du procès qui lui était intenté par un inspecteur de l’Education nationale pour diffamation. Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné le professeur pour un tweet à 500 euros d’amende, 500 euros de dommages-intérêts et 1.000 euros au titre des frais de justice.
Une nouvelle étape s’ouvre pour « MsieurLeProf ». Très suivi sur les réseaux sociaux, William Lafleur, ancien enseignant et auteur du livre critique « L’ex plus beau métier du monde : l’état des lieux inquiétant de l’Education nationale » (Flammarion), a été partiellement relaxé ce mardi à Toulouse lors du procès qui l’opposait à un inspecteur de l’Education nationale.
Cet inspecteur avait intenté une action en diffamation contre lui, demandant 5.000 euros de dommages-intérêts, arguant que l’enseignant l’avait injustement dénigré en parlant de « maltraitance », « infantilisation » ou « humiliation » qu’il aurait vécues durant son inspection.
Un simple tweet sur X sanctionné
C’est ainsi que « MsieurLeProf » racontait ces faits dans son livre. Selon son avocate, l’enseignant a été relaxé « pour l’ensemble des propos qu’il avait tenus dans le livre » et « la plupart des messages sur les réseaux qu’il avait réalisés » sur les réseaux sociaux.
« La seule ombre au tableau, si je puis dire, c’est une condamnation sur un tweet qu’il a fait sur le réseau X », a déclaré Me Elodie Baudras, précisant que cela concernait un message dans lequel l’enseignant accusait l’inspecteur de vouloir le « flinguer » par cette procédure juridique.
Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné le professeur pour ce tweet à 500 euros d’amende, 500 euros de dommages-intérêts et 1.000 euros au titre des frais de justice.
Un livre acerbe sur le traitement de l’Education nationale
William Lafleur a exercé pendant 12 ans comme professeur d’anglais en collège et lycée, principalement en tant que remplaçant, avant de quitter l’Education nationale en 2023.
Dans son livre publié cette année, il dénonçait une précarisation du métier d’enseignant, dans un contexte où l’école éprouve de plus en plus de difficultés à recruter. Il avait partagé cette expérience avec 20 Minutes.

