France

Attal, après Glucksmann et Philippe, visé par une déstabilisation russe

Des tentatives de déstabilisation numérique visant Gabriel Attal, candidat à la présidentielle de 2027 et dirigeant du parti Renaissance, ont été signalées. Selon les informations fournies par le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale, des ingérences extérieures, notamment en provenance de Russie, ont été identifiées. À moins de huit mois du premier tour, l’entourage d’Attal a exprimé ses préoccupations face à cette situation.

Le service Viginum, chargé de surveiller les ingérences numériques en France, a confirmé avoir détecté une opération de désinformation mardi, attribuée avec une « confiance élevée » au réseau prorusse Matriochka. Bien que cette opération ait été peu visible, ne générant que quelques milliers de vues, elle souligne une tendance inquiétante.

Cette ingérence n’est pas un cas isolé. Édouard Philippe, le leader du parti Horizons, et Raphaël Glucksmann, candidat de gauche, ont également été ciblés par des opérations similaires, orchestrées par le groupe Storm-1516. Ces attaques, bien que discrètes, s’inscrivent dans une série d’initiatives visant à influencer le paysage politique français.

Les faux contenus diffusés sur la plateforme X ont usurpé l’identité de médias reconnus tels que RFI, BFM, Le Parisien, Ouest France, Libération, France 24 et l’AFP. Parmi les allégations mensongères, certaines affirmaient que Gabriel Attal présentait « des signes de la maladie de Parkinson » ou qu’il soutenait une politique favorable aux squatteurs de logements vacants.

En réponse à cette désinformation, BFMTV a annoncé qu’elle prenait des mesures pour faire retirer ces contenus et qu’une action judiciaire était en cours. La chaîne a fermement condamné la diffusion de ces informations trompeuses qui portent atteinte à son identité visuelle.

Le mode opératoire du réseau Matriochka, actif depuis 2023, repose sur la diffusion coordonnée de faux contenus sur les réseaux sociaux, suivie d’interpellations d’utilisateurs envers les médias pour qu’ils examinent ces fausses informations. Les experts qualifient cette méthode d’« entreprise de diversion », une tactique qui avait déjà été utilisée lors des Jeux olympiques de 2024.

Face à ces menaces, le gouvernement a récemment présenté un projet de loi visant à renforcer les sanctions contre la diffusion de fausses nouvelles dans un contexte électoral, témoignant de sa volonté de lutter plus efficacement contre ces ingérences.