
Air France-KLM et Lufthansa soumettent leur offre d’achat pour TAP Air Portugal
La privatisation de TAP Air Portugal a atteint une nouvelle phase avec le dépôt des offres contraignantes d’Air France-KLM et de Lufthansa pour acquérir une part du capital de la compagnie portugaise. Les deux groupes ont confirmé leur intérêt pour une participation minoritaire, alors que Lisbonne prévoit de rendre sa décision entre fin août et début septembre.
Air France-KLM a exprimé son intention d’acquérir entre 44,9 % et 49,9 % de TAP Air Portugal. Le groupe franco-néerlandais a précisé que son offre est accompagnée d’un « plan stratégique global, destiné à accompagner le développement de TAP, assorti de projections détaillées en matière de création d’emplois et de valeur pour l’ensemble du Portugal ». Son directeur général, Benjamin Smith, a souligné qu’il ne s’agit pas seulement d’une proposition financière, mais d’un « projet stratégique ambitieux, de long terme pour TAP et pour le Portugal dans son ensemble ».
Lufthansa a également annoncé avoir soumis une offre contraignante, sans toutefois préciser la participation qu’elle vise. Le groupe allemand a expliqué que cette proposition « vise à établir un partenariat à long terme entre le Groupe Lufthansa et TAP Air Portugal afin d’assurer de manière durable l’avenir de TAP en tant que compagnie aérienne nationale du Portugal ». Le président du directoire, Carsten Spohr, a déclaré que cet investissement représente « l’étape suivante logique », après plusieurs années de présence dans le pays.
Les deux compagnies étaient déjà les seules à avoir présenté des offres non contraignantes en avril auprès de Parpública, l’agence en charge des participations de l’État portugais. Le ministre portugais des Infrastructures, Miguel Pinto Luz, avait indiqué qu’une décision finale pourrait être prise « entre fin août, début septembre ». TAP Air Portugal emploie environ 7.700 salariés, dont 1.200 pilotes, exploite une centaine d’Airbus et a enregistré une chute de son bénéfice net de plus de 92 % en 2025, une baisse principalement attribuée à un effet fiscal.
