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Affaire Lyhanna : Jérôme Barella, enquête rouverte par le parquet.

Le père de Jérôme Barella fait l’objet d’une réouverture d’enquête pour des faits d’agression sexuelle dénoncés par « une mineure de son environnement familial », selon le parquet de Béziers. Jérôme Barella a été mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte dans les locaux d’une exploitation agricole désaffectée à 15 km du lieu de sa disparition.


Le père de Jérôme Barella, principal suspect dans l’affaire de la mort de Lyhanna, est au centre d’une réouverture d’enquête pour des faits d’agression sexuelle signalés par « une mineure de son environnement familial », a annoncé mercredi le parquet de Béziers. « À l’aune des derniers évènements couvrant l’actualité, le procureur de Béziers a souhaité réexaminer la procédure et, à la lecture de celle-ci, a décidé de rouvrir l’enquête afin de procéder à certaines vérifications complémentaires », précise le parquet dans un communiqué.

La procédure, d’abord suivie par le parquet de Castres, avait été classée en 2020 par le parquet de Béziers, « l’infraction apparaissant insuffisamment caractérisée », ajoute le texte. Jérôme Barella, fils du mis en cause, « n’a joué aucun rôle dans l’affaire exposée », souligne le parquet. Une autre procédure impliquait le père de Jérôme Barella pour le viol d’une de ses petites-filles en 2013, et a été classée sans suite en 2021. La petite-fille était « proche de la mineure » dont l’enquête a été rouverte, précise le parquet de Béziers.

Concernant cet autre dossier, « une information judiciaire a été ouverte en octobre 2015 et s’est clôturée par une ordonnance de non-lieu à poursuivre en septembre 2021, après de multiples investigations menées par le juge d’instruction du tribunal de Béziers (Hérault) », a indiqué à l’AFP le substitut général à la cour d’appel de Montpellier, Jean-Marc Soriano. « Le père de Jérôme B. n’a pas été mis en examen mais placé sous le statut de témoin assisté » dans cette affaire concernant des faits qui auraient été commis entre 2010 et 2013 alors que l’enfant avait entre 10 et 13 ans, selon la même source.

« La cour d’appel de Montpellier a été saisie de l’appel de la partie civile de l’ordonnance de non-lieu, mais cette dernière s’est désistée de son appel en début d’année 2022 et la chambre de l’instruction a constaté le désistement d’appel par un arrêt d’avril 2022 », a également précisé le magistrat. Selon RTL, il ne s’agit pas de la fille de Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, qui a déjà fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures.

Selon le parquet général de Montpellier, bien que l’on soit dans le contexte de la « sphère familiale », il n’est pas certain que la petite-fille soit du même sang que le grand-père. Toujours selon RTL, une autre petite-fille aurait porté plainte contre le septuagénaire en 2018, une information que le parquet général de Montpellier n’a pas pu confirmer.

Le frère de Jérôme Barella, résidant également dans le Gers, a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d’une enquête pour viol sur mineure, viol par conjoint, séquestration et menaces. Le parquet d’Auch a transmis le dossier à celui d’Agen « compte tenu de la nature criminelle des faits ». En détention provisoire depuis le 1er juin, Jérôme Barella a été mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte dans les locaux d’une exploitation agricole désaffectée à 15 km de son lieu de disparition, une affaire qui a choqué la France et plongé l’exécutif dans une crise majeure.