France

«Â On est comme une famille » : les fans de «Â Call of Duty » à Paris ne détruisent pas leur voix.

Le Major de Call of Duty s’est tenu à Paris La Défense Arena, attirant des dizaines de milliers de spectateurs, majoritairement pour soutenir le club Esport français Gentle Mates. Call of Duty, qui a fait son arrivée en France en 2003 avec 23 jeux, a vendu plus de 500 millions d’exemplaires dans le monde.


Quelle ambiance incroyable ! Le Major de *Call of Duty* qui se tient à Paris La Défense Arena sera gravé dans les mémoires. Cet événement inoubliable doit son succès au public français. Oubliez les atmosphères des stades comme le Vélodrome à Marseille ou Bollaert à Lens, le Major de Paris offre une expérience sonore sans précédent.

Des dizaines de milliers de spectateurs sont là pour soutenir Gentle Mates, unique club Esport français participant à la compétition. Organisé par cette équipe française, le tournoi est le plus important jamais réalisé sur ce jeu. Mais qui sont ces fans qui repartiront avec un mal de gorge ce week-end ? Paris La Défense Arena est envahie par des passionnés, allant des supporters dévoués à Gentle Mates aux joueurs nostalgiques de *Call of Duty*.

« Gentle Mates, c’est mon quotidien »
La grande majorité du public soutient avec ferveur le club Esport français, même si certains n’ont pas nécessairement d’intérêt pour *Call of Duty*. « Je ne joue pas au jeu mais Gentle Mates, c’est mon quotidien, donc je suis venu les soutenir sans hésiter, déclare Louis, 23 ans, fan de la structure depuis 2024. J’ai découvert l’Esport grâce à ce club et peu importe le jeu, je suis là. »

Gentle Mates a également la chance d’avoir à sa tête Brawks, Gotaga et Squeezie, figures emblématiques du streaming français et, pour les deux premiers, de l’Esport en France. Toutefois, ce sont bien plus que ces stars qui ont attiré les fans à l’événement.

« On a l’impression que les supporters font partie de Gentle Mates, dit fièrement Antoine, 31 ans. On est comme une famille. Le lien entre nous et les joueurs est très fort. Pour moi, c’est unique. »

Les supporters français sont aussi ravis de voir un tournoi *Call of Duty* à Paris, la majorité des compétitions se tenant habituellement aux États-Unis. « L’équipe *Valorant* est à Berlin, le dernier Major de *Rocket League* a eu lieu à Paris, c’est super de pouvoir soutenir Gentle Mates sur *Call of Duty* chez nous, en France », souligne Yanis, 27 ans, passionné de jeux de tir depuis 2015.

*Call of Duty* reste un pilier du jeu vidéo en France
Un autre groupe soutient Gentle Mates sans nécessairement risquer un mal de gorge en fin de journée, ce sont les inconditionnels de *Call of Duty* venus avant tout pour le jeu. La franchise continue de laisser une empreinte forte dans l’histoire du jeu vidéo depuis son arrivée en France en 2003 avec 23 titres, dont le dernier *Black Ops 7*, ayant dépassé les 500 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

« *Call of Duty* a marqué de nombreuses générations, et j’y suis vite tombé, relate Pierre, 40 ans, qui a découvert le premier opus de la licence à 17 ans. Même si les derniers épisodes ne me plaisent pas vraiment, ce tournoi m’a procuré une nostalgie incroyable. Pour toutes ces heures passées devant ce jeu, je me devais d’être là. »

L’immense longévité de la franchise a aussi permis aux premières générations de transmettre leur passion aux plus jeunes. C’est le cas de Mathieu, 45 ans, et de Léo, 15 ans, joueurs de père en fils. « On passe de super moments sur ce jeu, explique le jeune Léo. C’est quelque chose qui nous lie. Mon père m’a transmis sa passion. Au début, ma mère n’était pas d’accord, mais elle a fini par céder et je la remercie. Le Major de Paris, pour moi et mon père, c’est aussi l’occasion de partager un moment ensemble. »