
À la cour d’assises de Blois, Halima El Bakhti s’effondre après la diffusion des photos de l’autopsie d’Inass Touloub et la liste des sévices subis par sa fille
Au procès d’Halima El Bakhti devant la cour d’assises de Blois, la diffusion des photos de l’autopsie d’Inass Touloub a provoqué un malaise dans la salle et l’effondrement de l’accusée. Les éléments exposés à l’audience décrivent des violences d’une extrême gravité sur la fillette, tandis que les interrogatoires des accusés doivent reprendre vendredi.
Ce qui s’est passé à l’audience
Mercredi, des images de l’autopsie d’Inass Touloub ont été projetées à la cour d’assises de Blois. Le public a été invité à faire sortir les mineurs, et plusieurs jurés ont été visiblement éprouvés par la diffusion des clichés.
Halima El Bakhti, 72 ans, accusée d’« actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a d’abord regardé une grande partie des photos avant de s’effondrer inconsciente. Le procès a été suspendu pour la soirée afin qu’elle soit prise en charge par les pompiers. Le ministère public a indiqué qu’elle avait repris connaissance.
Ce que l’expertise médico-légale a établi
L’experte médico-légale, Pauline Saint-Martin, a détaillé pendant douze minutes les lésions constatées sur le corps de l’enfant. Elle a évoqué des violences multiples et répétées dans le temps, avec un ensemble de blessures particulièrement difficiles à supporter.
- huit fractures, dont certaines anciennes et non soignées ;
- une vingtaine de morsures et d’arrachements ;
- des plaies, brûlures et cicatrices sur plusieurs parties du corps.
Selon cette expertise, le décès n’a pas été brutal. Inass Touloub serait morte des suites d’hémorragies multiples, d’un œdème cérébral et d’inhalation de son sang. L’experte a aussi évoqué une période d’agonie dont la durée n’a pas pu être déterminée.
Qui est concerné par le procès et ce qui reste en suspens
Depuis l’ouverture du procès, Halima El Bakhti nie les faits et invoque des trous de mémoire. Son ex-mari, Ahmed Touloub, est jugé pour complicité et pour ne pas avoir dénoncé les violences. L’experte a estimé que les blessures n’auraient pas pu passer inaperçues.
La journée de mercredi n’a pas permis d’entendre les accusés sur ces éléments. Leurs interrogatoires sont annoncés pour vendredi. C’est à ce moment-là que le procès pourrait apporter des réponses sur leur version des faits et sur leur rôle respectif.
Points clés
- La diffusion des photos d’autopsie a provoqué un choc à l’audience et l’évanouissement d’Halima El Bakhti.
- L’expertise décrit des violences répétées et de très nombreuses lésions sur Inass Touloub.
- Les interrogatoires des accusés sont prévus vendredi, sans que leurs explications aient encore été entendues sur cette séquence.
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